Certains diront métro/bus-boulot-dodo, moi je dirais ascenseur-boulot-dodo. Ascenseur ? Et oui, vivant au 31 ème étage, c'est plus ou moins comme prendre les transports publics. Il faut l'attendre, parfois bien 5 minutes, puis y rentrer en se coinçant entre la sportive matinale accompagnée de son chien mini-format (je dois en prendre un en photo et vous demander le nom de cette race), du jeune cadre dynamique déjà croché sur son portable, etc... L'arrivée au rez-de-chaussée s'avère parfois une libération.
Le parcours à faire le matin ne me prend que 5 minutes et je remercie, pour une fois, mon employeur de ne pas devoir être un pendulaire à prendre Subway ou Ferry pour arriver avec des milliers d’autres enfin en ville et pressé d’aller au bureau (ce doit être l’appel de l’air-conditionné à mon avis).
La troisième étape s'avère être à nouveau l'ascenseur du travail. Cette fois-ci juste pour 9 étages mais suffisants pour se les faire tous, donc à nouveau bien 5 bonnes minutes accompagné d'une multitudes d'autres employés, tous affublés de leur café américain (je m'y suis mis aussi par défaut) et éventuellement de je ne sais pas encore quelle sorte de gâteau ou sandwich peu alléchant. Je ne voudrais pas critiquer la nourriture, mais je rêve parfois d'un simple vrai croissant au beurre ou d'un pain au chocolat. Etrangement ceux-ci ont disparu de l'assortiment de notre "pause café".
J'oubliais, pas un mot ne sera prononcé en montant ou sortant de l'ascenseur. C'est chacun dans son monde ou dans son Ipob voire Blackberry. La communication: Zero!!
On a l'image d'un pays axé sur la réussite de soi-même et du travail à l'excès. J'ai du tomber sur une autre Amérique ou alors c'est une image rapportée par les films ou la presse. J'ai rarement vu des gens aussi relax au travail. Tellement relax que c'est parfois à se demander, mais le stress, même minime, ils connaissent ?
Moi en Suisse, je considérais avoir eu une journée normale lorsque j'avais moins de 20 téléphones et 30 emails par jour, ici si c'est un appel et 3 emails je bas un record. Et ce n'est pas forcément d'être nouveau ici.
Les horaires ? Du genre 8.00 AM - 10.00 PM ? Jamais. Si le bureau est encore occupé à 5.30 PM (oui je me mets à l'affichage local) cela tient gentiment du miracle et ne parlons pas du vendredi, 5.00 PM et le bureau est vide.
Bon, j'imagine la bourse à Wall Street et sur place cela doit être un autre rythme.
Je ne vais donc pas me plaindre de disposer d'un peu de calme bien mérité ;-)
Le titre mentionne New Yooork New Yooork. La vie nocturne ici n’est pas un problème pour tout oiseau de nuit. C’est peut-être mon cas, en temps normal, mais cela serait plutôt risqué d’arriver le matin cerné après à peine un mois sur place ;-)
Déjà que l’image de la Suisse se limite, je le confirme, à un point sur la carte quelque part en Europe (c’est déjà où l’Europe ?), je me dois de donner l'image d'un travailleur assidu (aux emails).
J’ai fini samedi passé, sur les conseils d’une collègue de travail, la seule qui semble avoir une vie un peu plus trépidante que les autres, dans Brooklyn à « juste » 10 arrêts de métro de distance (l’équivalent de traverser la moitié de Zurich ou Genève pour ainsi dire) pour une soirée voulue inoubliable.
La soirée sur invitation uniquement, dans un bâtiment industriel, se voulait « la soirée » qui devait offrir à ses participants l’occasion de découvrir de nouvelles sensations, d’admirer des performances artistiques et de faire parcourir le corps de sons stimulants.
Résultat : une soirée bondée dans des salles trop petites pour tout le monde, une terrasse prise d’assaut à cause de la chaleur et par les fumeurs (moi y compris) et un sous-sol où la musique assourdissante (expérience électronique soi-disant dans une pseudo yourte mongole) faisait siffler les oreilles plus qu’autre chose.
J’ai découvert une terrasse sur le toit, je me disais aaaah.. un endroit où respirer et d’où il était possible de regarder le spectacle sur la terrasse en dessous et d’admirer au loin, très très au loin l’Empire State Building. Ce ne fut qu’un court plaisir. Les quelques sécu-gorilles nous ont vite fait redescendre. Bon, vite fait je ne dirais pas, l’escalier étant si étroit qu’en cas d’évacuation d’urgence nous aurions eu le temps de griller sur place et pas question de sauter depuis le 2ème, des grilles pareilles à celles des films autour des prisons nous en auraient empêché ou alors en n’en ressortant découpés de toutes parts.
La raison de cette évacuation forcée ? La peur de la police. Soirée autorisée ou pas ? Oui officiellement. Donc pourquoi cette peur ? Pas encore pigé.
Le Subway la nuit, pas trop mon truc. Je ne dirais pas glauque mais juste pas forcément rassurant. La station d’où je suis reparti était heureusement relativement occupée par les autres fêtards de cette même soirée. Arrivé sur Manhattan, c’est avec grand plaisir que j’ai pu voir du monde (à 3.00 AM les rues sont encore noires de monde) et me décider à faire les dix petites rues qui me séparaient de l’appartement.
Le quartier ? Cool, je ne dirais pas que je vais me plaindre. Chelsea ne dort jamais. Manger à 4 heures du matin pas un problème, envie d’aller danser à 6.00 PM juste après le travail ? possible, ouvrir un compte en banque le dimanche soir, bien sur !. Je l’accorde ce n’est surement pas le seul, mais aller côtoyer des milliers de touristes sur Times Square n’est pas forcément ce qu’il y a de plus motivant.
Le quartier reste malgré tout pour moi celui où trouver une terrasse sympa n’est jamais un problème.
Bon j’oubliais, plus haut juste à 30 rues de la mienne, dans le quartier Hell’s Kitchen, bons restos et bars accueillants sont légion. Je n’ai pas encore trop le temps de le découvrir mais je ne vais pas manquer d’y retourner.
Il est temps pour moi, de faire mon dodo, sinon demain je vais manquer l’ascenseur de 8.20, le dernier qui ne soit pas trop rempli.