Après mon périple à travers plusieurs Etats des Rocheuses, me voilà arrivé vers le Pacifique.
Après une nuit dans un motel de Fresno, où les messages recommandaient clairement de bien fermer la porte à clé, pour éviter des risques d'agressions (bonjour l'ambiance), je pouvais prendre la route vers San Francisco.
Voilà l'entrée officielle en ville, quelque part perché sur le Bay Bridge
Pour commencer, commençons par le plus connu et généralement le plus attendu lorsqu'il s'agit de montrer une vue typique de la ville. J'ai pris ces photos dimanche lors d'un tour à vélo avec Nath depuis le Downtown, puis par le pont jusqu'à Sausalito et le retour en ferry.
Vue depuis un pilier. Le vent soufflait tellement fort, que sans les barrières, nous aurions pu finir soit dans l'eau soit entre les voitures
Et encore quelques maisons. Il y en a plusieurs où je me serais bien vu y prendre domicile.
Le plus surprenant fut celui que j'ai remarqué dans les trams. On nous averti que notre voix et visage sont enregistrés (caméras/micros sont en effet bien visibles).
En parcourant les rues de San Francisco, ce qui m'a le plus frappé c'est le nombre impressionant de mendiants, putes et toxicos qui trainent en ville. C'est tellement important que certaines rues du centre ville font office de dortoirs à ciel ouvert. Je n'avais jamais vu autant de monde dormir ainsi.
Vous verrez partout des gens dormir sous des couvertures, des cartons, parfois sans rien, à même le sol, sur des escaliers, à l'entrée du métro, etc..
J'ai aussi eu la désagréable vision de voir des jeunes dans des états mais vraiment catastrophiques, particulièrement un qui semblait renifler quelque chose directement sur le trottoir.
J'ai vu un nombre incalculable de fous, des femmes, des hommes, jeunes ou vieux parlant seuls, le regard hagard, secoués parfois de tremblements.
D'après une affiche, il y aurait plus de 15000 sans abris en ville. Je peux sans problème le croire.
Je ne sais si c'est par pudeur ou par crainte de la réaction, mais j'ai évité de prendre des photos de ces scènes semblant sortir d'un film.
Des palmiers exprès pour ma mère qui en est folle et qui les photographie sans cesse
Et le style impeccable de la chambre. Admirez ma lampe de chevet et la télévision dernier cri ;-)
Bon voilà, mardi matin, il me fallut bien reprendre l'avion pour retraverser le continent.
Ces presque trois semaines de vacances, non seulement, m'ont permis de me recharger les batteries, mais surtout elles m'ont permis de découvrir des contrées fabuleuses.
J'ai surtout apprécié la beauté du Canyon Bryce, toute la traversée du désert ainsi que la Vallée de la Mort. Pour cette dernière, le fait de me retrouver dans le désert m'a fait constater à quel point celui-ci me manquait. J'y serais volontiers resté quelques jours.
J'ai découvert le désert, pour la première fois, il y a de cela 25 ans au Chili. C'était dans le désert d'Atacama, bien connu pour son aridité, mais aussi pour son ciel limpide.
Je dois ici rajouter que lors de ma traversée de la Vallée de la Mort de nuit, je me suis arrêté à deux reprises pour regarder le ciel. Malgré la lune sur l'horizon, j'ai pu à nouveau voir des milliers d'étoiles, revoir surtout la Voie Lactée et certaines constellations que généralement nous ne pouvons voir qu'en photos.
Sinon, pendant que j'écris ces lignes, l'alarme incendie s'est déclenchée dans ma tour. Je suis allé regarder voir dans le couloir et seul un voisin est sorti. Par l'escalier de secours, j'ai senti l'odeur de la fumée, mais au même instant les pompiers sont arrivés. Ceux-ci sont encore en bas et par la cage d'escalier, une odeur relativement forte à fumée remonte. J'imagine que cela a dû avoir lieu quelques étages plus bas. J'ai par chance, et c'est ce qui me fait rester calme, plusieurs alarmes à incendie dans mon appartement et que celles-ci se déclencheraient si la fumée devenait trop importante (je préfère finir arrosé, vous pouvez bien l'imaginer).
Pour des questions de sécurité, je vais attendre le départ des pompiers pour descendre et poser la question. Pour l'instant, exclu de prendre l'ascenceur (même si j'entends que celui-ci marche toujours) et je fais confiance aux multiples portes pare-feu de mon immeuble.
Je donnerai assez vite des nouvelles, pas de soucis.