3591,7 miles c'est la distance parcourue indiquée par le tableau de bord au moment de rendre la voiture à San Francisco. Je vous laisse faire le calcul.. X 1,6.....
Voici une carte avec le trajet parcouru
Bref, commençons. J'ai rajouté des titres, prenez le temps de tout lire et mettez moi des commentaires ;-)
Ce silence n'était pas voulu mais je n'ai pas eu accès à internet, ou alors uniquement en me connectant grâce au portable de Nath, assis dans la voiture et tentant de choper le signal Wifi d'un bâtiment. Cette situation nous est arrivée à plusieurs reprises. Pour préciser, je me trouve à San Francisco, Nath est en train de se faire couper les cheveux et moi, portable sur les genoux, je tente de me remettre à jour avec le blog.
A la base je voulais débuter de cette manière :
"Jeudi, 17h46 heure locale, sur la nationale 20 de l'Idaho, entre le charmant hameau de Carey et la city de Arco en route vers Yellowstone et surveillant d'un oeil Nathalie au volant pour qu'elle ne dépasse pas les 80 miles/h soit à peu près 130km/h au lieu des 65 m/h autorisés."
Pour expliquer cette situation presque suicidaire, je dois remonter à mardi après-midi à Vancouver. Nath et moi nous étions donnés rdv devant la gallérie d'art vers 15h00.
A 15h et quelques minutes, je la vois en compagnie du typique latino dragueur, musclé, bronzé et t-shirt moulant. Après quelques échanges polis de numéros de téléphones, je peux chuchoter à Nath la question: tu le connais d'où? "Depuis 3 minutes environ..." En fait, le type après avoir demandé l'heure a vite tourné aux questions : tu viens d'où, etc. Et on se voit plus tard.. bref, rien de spécial mais le typique dragueur de touristes.
Nath avait rdv avec des amis espagnols et mexicains mais apparemment en retard. Elle les avait connus chez Destinée (pour ceux qui lisent son blog) et revus par hasard sur l'Ile de Vancouver.
En les attendant, je mentionnais à Nath que je partirai le mercredi matin sur Seattle pour y prendre la voiture que j'avais réservée pour faire le tour des parcs et que si elle était intéressée on pourrait faire une partie ensemble ou que je pourrais la prendre quelque part en route vers le parc Yellowstone. Sur le moment elle n'était pas encore très sur, elle pensait peut-être rester une nuit de plus sur Vancouver mais pour finir s'est décidée à tenter la route avec moi.
Mercredi matin, rdv donc un peu avant 8h00 dans la Pacific Station de Vancouver, rapide café et départ pour Seattle. Sur la route, un paysage toujours très vert, très calme. Rien de spécial. Arrivée une heure après à la douane américaine pour le contrôle toujours aussi amical. Cette fois-ci,$ il ne m'a même pas mis de tampon, pris en photo ou les empreintes. Au contraire, juste : have fun...
Nous avons malgré tout du attendre une bonne demie-heure de plus, une Finlandaise est restée au bas mot 30 minutes en interrogatoire... Elle est remontée assez troublée dans le bus...
A Seattle il fallait encore trouver la location de la voiture, cachée dans l'Hilton de Seattle. J'avais réservé la voiture via un site suisse pour des questions d'assurance et de remboursements si nécessaires. Nous avons eu droit à un upgrade gratuit pour la voiture, j'ignore pourquoi, mais cela nous a fait une 4 portes au lieu de 2 et une voiture peu plus puissante. J'ai aussi inscrit Nath comme conductrice, plus pratique pour partir faire les 1400 kms de route qui nous attendaient.
Nous avons essayé de trouver quelques habits plus chauds pour le parc (2500 mètres d'altitude) mais sans succès, mais c'est au moins une bonne carte routière des USA et des parcs que nous avons pu dégoter avant de partir vers le sud.
Voici quelques photos prises dans Seattle pendant que nous cherchions les dernières choses pour les parcs
Ce côté de la frontière ne change pas grand chose question conduite, assez tranquille en fait, malgré le côté toujours démentiel des autoroutes nord-américaines.
Puis rapide passage par un Wal-Mart, un autre d'articles de sport et départ vers le Mt Rainier. Cette route n'était pas prévue, mais comme cela ne devait pas trop nous dévier, nous sommes donc partis sur la nationale 410 qui traverse le parc et qui fait le tour de ce volcan de 14 411 pieds de hauteur.
Comme nous avions un perdu du temps avec ces achats de dernières minutes, nous avons juste pu traverser la forêt du parc, pu prendre une belle photo du volcan avec le soleil couchant et sinon simplement admirer les paysages de montagnes, recouvertes de forêts de conifères.
Ma copilote lors de son premier plein d'essence. Les deux nuls ont eu besoin de 5 bonnes minutes pour comprendre comment utiliser la carte sur ces appareils et choisir la bonne essence.
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La descente sur l'autre versant semblait partie pour une succession de forets et rivières dévalant les montagnes, notre géographie locale se limitant à la carte routière en main.
Ce qui nous a frappé au bout d'un moment c'est de constater un changement assez brusque dans la végétation, de voir disparaitre les arbres et de se retrouver entourés de monts quasiment dénudés, arides. Le seul endroit qui dégageait encore de la vie, était la vallée où coulait une rivière tranquille. Nous nous sommes franchement demandés s'il pouvait s'agir d'une sorte de micro climat qui faisait que la région soit si aride. En continuant notre route en sortant des rocheuses, nous nous sommes retrouvés sur la Highway qui traverse l'Etat de Washington en direction de l'Oregon. Comme il faisait gentiment nuit, nous ne pouvions vraiment voir ce qui nous entourait. Il nous semblait simplement que la région était devenue très plate.
A Yakima, petite ville au milieu de nul part, nous avons fait une halte et là ce fut la surprise. Entre la radio qui transmettait de la musique méxicaine (racheras et boleros), le fast food Tacotime, des affiches en espagnol et l'aspect très Sierra mexicaine de cette ville, nous nous sommes demandés si celle-ci n'était pas située dans une sorte d'enclave mexicaine en plein territoire américain.
Passé au Tacotime pour manger un burrito (premier plat consistant de la journée), la serveuse mexicaine n'a pas pu nous renseigner sur l'origine du lieu, mais elle avait par contre l'air très surprise de voir deux Suisses débarquer de je ne sais où et commencer à lui poser des questions sur ce changement de la végétation et la présence à première vue très importante de la population hispanique.
Nous avons appris qu'elle n'avait jamais quitté le lieu. Je peux donc comprendre sa surprise en nous voyant.

--> Nous avons appris qu'elle n'avait jamais quitté le lieu. Je peux donc comprendre sa surprise en nous voyant.
Puis redépart. Nous aurions du faire au moins 600 kms ce jour là pour être dans les temps et nous en étions à peine à 300 et des poussières mais la fatigue, la soif et surtout le fait de vouloir se poser nous ont poussé à nous arrêter à Prosser, un bled perdu au bord de la Interstate 82.
Nous avons pu facilement trouver un Motel, pas exactement mais sensiblement proche à ceux que nous pouvons voir dans certains films. Nous avons du réveiller le gardien de nuit, et pourtant il n'était même pas dix heures et de son sourire le plus accueillant nous a fait remplir la fiche d'accueil et payer.
Le problème qu'étant devenus gentiment accroc à l'internet et surtout à nos blogs respectifs, nous devions chercher à tout prix un café internet ou au pire un accès wifi pour le portable à Nath.
Nous sommes donc partis comme deux bons américains en voiture à travers le « Downtown » de Prosser. En traversant le pont et ne sachant pas trop où me diriger, je roulais lentement et pas forcément très droit (un peu le touriste perdu dans Genève) à travers cette ville et en faisant un ou deux arrêts un peu brusques sur le côté. C'est là que je vois les lumières des flics dans mon rétro. Je me suis, oh bordel, je m'y attendais (j'avais vu une voiture de flic nous croiser un peu avant). Et comme dans les films, le flics qui descend de la voiture et qui vient nous demander: qu'est-ce que vous êtes en train de faire ? Nous, nous ne comprenions pas vraiment le sens de sa question. Il nous répond : oui parce que vous conduisez en zig zag.. Et moi de lui dire, que nous cherchions notre chemin et Nath de rajouter : pour trouver un café Internet. Le flic a tout de suite changé de gueule et est devenu beaucoup plus sympa. Il est quant même parti regarder si j'étais en règle et en revenant il nous a dit de le suivre et qu'il nous montrerait l'emplacement. C'est donc derrière une voiture de flic, à travers la « mégalopole » de Prosser que nous nous sommes dirigés vers un café.
En fait, le flic nous l'a expliqué, le local est nouveau et à ce moment là fermé, mais que nous pouvions avoir accès au Wifi sans problème. C'est assez drôle de s'imaginer qu'un policier nous aider à faire quelque chose qui n'est pas forcément conseillé (autorisé), en particulier pour le détenteur du wifi (de laisser sa connexion non sécurisée). Il ne nous restait plus qu'à retourner au motel chercher le PC et après de placer la voiture vers le café.
Situation quelque peu cocasse, deux touristes dans une voiture, PC en main en train de surfer sur internet, le tout dans un lieu perdu à peine indiqué sur la carte....
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Pour la journée de jeudi, nous devions faire encore 1100 kms et d'après le guide cela équivalait à 14 heures de route. Faire la fiesta dans ce lieu magique n'était donc pas franchement de mise....
La nuit, relativement courte, réveil vers 7h30 qui se fit sous un magnifique soleil. C'est là, que j'ai découvert que nous étions entourés de collines semi-désertiques et que la ville en soit avait cet aspect de certaines villes du sud (en tout cas que je verrais plus dans le sud des USA et non pas à cette latitude). Pour la route c'est Nath qui conduisait, cela me laissait le temps de regarder le paysage qui avait tout de ce que j'aurais pu voir au Méxique ou au nord du Chili sur la Panaméricaine, mais franchement pas ici.
Il faut en plus souligner que l'Etat de Washington a écrit sur ses plaques de voitures le slogant « Evergreen State ». Sur notre route, l'Evergreen State avait passé pas mal d'heure dans le séchoir et c'était des terres arides, des plaines jaunes, des maisons perdues au milieu de nul part qui nous entouraient.
En Oregon, nous devions traverser les Blues Mountains, qui en fait de bleu, semblaient surtout n'etre que la continuation aride de l'Etat de Washington. En écoutant «Radio Campesina » « Toda la musica de mexico », nous avons continué à traverser des terres désolées, qui seulement au passage des montagnes se sont recouvertes de conifères, mais qui par la suite ne donnaient pas vraiment envie de poser la première pierre d'une résidence secondaire.
Au passage, nous sommes passés par un Canyon, pas très large mais que j'aurais pu sans problème poser sur la route qui relie Puebla à Oaxaca au Mexique.
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Vers midi, nous nous sommes arrêtés dans un café digne de Bagdad Café, Une vieille baraque, les restes d'un chariot comme ceux utilisés par les colons. On nous a regardé comme des oiseaux rares (deux touristes parlant français, appareils photo en main, moi en tongues.. ), mais par la suite je devais constater que ces regards un peu curieux se répéteraient.
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Passé ce petit trip Far West américain, continuation pour des villes du nom de «La Grande », Baker City, puis Ontario à la frontière avec l'Idaho.
Lors d'un de nos arrêts, Nath a un peu pêté les plomps car quelque soit le lieu que vous traversiez, la seule nourriture disponible se limite en résumé à : chips, bonbons, cacahuètes, congélés, sucreries, sandwichs, et café. Impossible de trouver des fruits ou légumes frais. Mais Nath m'a fait découvrir au passage des bonbons Skittels que nous avons passé notre temps à engloutir pendant la route. Les dents vont aimer..
Passée la frontière de l'Idaho, il devait nous rester quelque chose comme les 500 à 600 kms à parcourir pour arriver à West Yellowstone.
En embranchant sur une nationale, nous avons encore et toujours traversé des pleines semi-arides mais avait malgré tout ceci de différent de nous offrir des paysages volcaniques, des monts perdus au milieu des plaines, des couleurs toujours changeantes. En somme, malgré la distance et le temps, faire ce genre de route perdue a du bon.
Quelques kilomètres avant d'arriver enfin à West Yellowstone, il faisait nuit, et c'est là que sans la vue d'aigle de Nath j'aurais écrasé une biche, arrêtée au milieu de la highway, qui éblouie par mes phares s'était immobilisée. Je vous dis pas le stress, planter les freins, virer sur la droite, s'arrêter à même pas 5 mètres d'elle et heureusement la voir bondir vers la forêt. J'ai eu le coeur à 150 à l'heure et il m'a fallut pas mal de temps pour ne plus sentir mes jambes trembler et mon coeur retrouver un rythme normal.
Arrivés sur West Yellowstone commença la recherche d'un lieu pour dormir, il faisait froid, nous étions passablement fatigué et nous voulions juste une chose: nous poser. A chaque endroit, soit celui-ci était plein soit le prix était bien au dessus de ce que nous voulions payer. Presque en désespoir de cause, nous nous sommes arrêtés dans le Ho-Hum, avec un hibou comme enseigne. Nous sommes rentrés dans un réception, qui sentait les chats, mais puissance 10.... Une petite vieille à l'âge indéfinissable, quelque chose entre 80 et 90 ans au minimum, nous a accueilli et étonnement elle avait des chambres et surtout à un prix qui enfin était dans nos cordes.
Ce qui est pratique aux USA c'est que dans les motels vous payez à la chambre et celles-ci sont souvent prévues pour 4 personnes. Là, nous avons même eu droit à des chambres individuelles, de quoi avoir chacun son petit coin tout en partageant la salle de bains.
Puis bien sur, départ à la recherche d'internet. Cette fois-ci plus facile à trouver et sans flic nous arrêtant pour conduite douteuse... Situation presque ridicule de se retrouver dans une voiture, dans le froid et le noir et nous deux avec comme seule lumière celle de l'écran. On aurait dit un de ces films US où l'expert en informatique en trois clics accède à des données ultra-secrètes et normalement ultra-protégées. Dans notre cas, il s'agisssait juste de lire nos emails..
Yellowstone
Vendredi matin, départ aux aurores pour trouver un endroit où dormir dans le parc. Nous avions prévu de camper quelque part mais comme les places sont très prisées il faut se rendre le plus tôt possible sur place, car c'est premier arrivé premier servi. Ne sachant pas vraiment quoi choisir, nous avons fini par abandonner. La première raison étant en fait le froid. Cette nuit là il avait gelé dans les -3 et franchement ni l'un ni l'autre ne nous sentions prêt à passer une nuit à claquer des dents dans la tente. De mon côté, je n'avais même pas de sac de couchage et j'aurais encore du en acheter un avant de poser la tente.
Pour finir, dormir à West Yellowstone ne fut pas une mauvaise idée. Nous avons pu dormir au chaud et sur quelque chose de mou et surtout sans peur d'avoir un ours nous rendre visite pendant la nuit.
Le stress du logement passé, nous avons pu simplement commencer la visite du parc. Pour vous donner une idée de la taille, celui-ci fait 6000 kms carrés. Il n'est donc pas question de tenter de faire le parc en un jour. Un minimum de 2 à 3 jours sont nécessaires. Nous voulions évidement voir les geysers et les fontaines calcaires que nous avions vus sur photos.
Le début de la visite du parc s'est effectuée dans les brumes matinales. Magique!
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Voici une brève description de ce que nous pouvions voir, des fontaines, des geysers, des animaux et de beaux paysages.
Dans la catégorie des fontaines vous en aurez plusieurs sortes. Celles en escaliers présentent une série de vasques blanches, jaunes voire rouges, où l'eau chaude s'écoule d'une à l'autre. La deuxième catégorie en bassins, vous offriront des couleurs vives, allant du bleu profond au rouge intense. La différence de couleur découle des bactéries présentent dans l'eau et qui selon la température seront situées vers le centre ou vers les bords. Plus vous allez vers le bleu, plus la température sera haute, plus de 70 degrés, plus vous allez vers le rouge-brun, plus la température sera basse, jusqu'à 27 degrés celsius.
La vision de cette continuité de bassins, aux couleurs chatoyantes, dans la lumière du matin a quelque chose d'envoutant, de magique. La fontaine de Cléopâtre, par exemple, vous aurait donné envie de vous y plonger et de nager dans ces eaux chaudes avec comme paysages d'autres fontaines et des vapeurs dans le froid du matin, les montagnes comme horizon.
Une partie du Canyon Yellowstone identifiable à la couleur jaune des parois. C'est d'ici que vient le nom du parc.
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Pour en revenir aux geysers, le Yellowstone en regroupe plus de la moitié de ceux existant au monde. Si vous circulez en voiture dans le parc, vous verrez à chaque instant et dans toutes les directions des vapeurs d'eau. Il existe un multitude de bassins dans le parc, je ne vais pas le énumerer ici, cela ne vous dirait pas grand chose, à part si vous y avez déjà mis les pieds.
Un geyser particulièrement couru, le Old Faithful est facile à voir, car sa particularité est de jaillir toutes les 60 à 90 minutes. Sa ponctualité est telle qu'un complexe hôtelier a été construit il y a presque un siècle autour de lui. Question taille, pas franchement très impressionnante, mais au moins vous serez sur d'en avoir vu un. Les autres par dizaines dans le parc sont de plus ou moins réguliers à très irréguliers. Crachant de l'eau toutes les 2 à 4 heures à toutes les 12 ou 14 heures, avec à chaque fois, une marge d'erreur allant jusqu'à 2 voire 3 heures. Si vous vous trouvez un jour dans le parc, n'espérez pas de voir des geysers en activité chaque dix mètres. Si un décide de jaillir, estimez vous heureux et profitez du spectacle.
Un qui nous a particulièrement plu est le Great Fountain que nous avons pu apprécier en sommeil, une fois au coucher et une fois au lever du soleil. Le jeu de lumières, la vapeur, l'eau bouillante vrombissante et s'élevant à plus de 20 mètres nous a arraché quelques cris de surprise.
-->Question animaux vous serez servis. Entre les cerfs, daims, bisons, écureuils, voire des ours, vous aurez sans problème la chance de voir comme nous un bison traverser la route ou de voir carrément un troupeau brouter tranquillement. Nous avons même eu droit à un petit combat, à peut-être 10 mètres de nous. Nath, très courageuse, n'a rien trouvé de mieux que de se cacher derrière moi, me laissant avec un mâle au regard très luisant et qui pointait dans ma direction. Le cœur s'est accéléré tout d'un coup et du regard je me suis mis à chercher un endroit où nous aurions pu éventuellement nous cacher, la voiture étant trop loin. Merci Nath de me rappeler qui était l'homme dans l'histoire, mais je n'aurais pas forcement voulu finir encorné.
Vous pourrez également voir cet arbre pétrifié. Le second a été emporté en morceaux par des trappeurs français.
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Après deux jours passés dans ce parc nous avons pris la route de Salt Lake City premier halte sur la route du Grand Canyon. Nath devait m'y accompagner et après prendre la route sur San Francisco.
En chemin, nous avons traversé le parc du Grand Téton, un Geneva et vu sur la carte qu'une Bern, un Montpelier et un Paris avaient été fondés par des colons. En passant par le cimetière de Geneva, une dame nous a interpellé et raconté que son arrière grand-père était Bernois et que dans ce cimetière c'était avant tout des familles aux noms germaniques qui étaient enterrées. Elle nous a également parlé des mormons mais nous n'avons pas vraiment compris le lien avec la Suisse et les protestants ou catholiques.
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Salt Lake City...
Mormon City. Elle porte vraiment bien son surnom. La ville très propre, d'une tranquillité extrême, les rues vides à 9h00 du soir, n'a pas forcément les atouts pour des jeunes avides de fêtes et animations. C'est comme le prêchent les Mormons, une ville faite pour les familles. Il n'y a qu'à voir les films, digne d'une campagne communiste, faisant l'apologie de la famille heureuse et nombreuse.
Le matin, avant le départ de Nath, nous sommes passés par la bibliothèque électronique des Mormons qui regroupe quelques millions de noms de famille. Nos deux « guides », une chinoise l'autre argentine, toute deux convaincues de leur mission (remonter jusqu'à Adam en baptisant les morts dans le temple.. si vous voulez plus de détails regardez sur Wikipédia ou simplement sur le site des mormons...).
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Nath partie vers San Francisco, j'ai repris la Freeway vers le sud. J'avais prévu de faire le parc Zion, nom donné par les mormons, bien sur en relation avec le côté biblique de leur voyage à travers les USA jusqu'à leur installation en Utah.
Depuis un jour, nous avions un voyant sur le tableau de bord qui semblait nous demander d'effectuer un contrôle de la voiture, mais ne connaissant pas ce modèle, nous ne savions pas vraiment s'il s'agissait de l'huile ou d'autre chose. Comme il me restait au moins 1500 miles à conduire, je me suis donc arrêté dans une station service ou le garagiste m'a simplement dit que l'huile devait être changée. Super, moi qui me trouvais quelque part en pleine région semi-désertique à chercher un garage pour faire effectuer cette tâche.
Dans son américain très Far West, j'ai pu comprendre que je devais me diriger vers le parc Bryce, car celui-ci disposait à l'entrée d'un garage où j'aurais pu faire changer l'huile. Il ne me restait donc qu'à tourner vers l'est et faire les 150 kms qui me séparaient du parc... En chemin, je me suis arrêté dans un bled perdu pour prendre mon café habituel et au passage je me suis dit, si c'est l'huile peut-être qu'en n'en rajoutant, le problème serait résolu. Je vous l'avoue, je n'ai pas la moindre idée de tout ce qui peut toucher à la mécanique des voitures. Je sais seulement mettre de l'essence et encore, une fois sur deux, je ne sais pas laquelle est la bonne (entre 89, 91 etc. octanes).
Je me suis payé la honte de ma vie lorsque j'ai du demander à la caissière de m'indiquer quelle huile utiliser, et surtout après lorsque tentant d'ouvrir le capot, celui-ci restait obstinemant bloqué. Une blonde aux bras musclés et couverts de tatouages est venue vers moi et d'un coup de pouce m'a ouvert le capot et placé la barre pour le maintenir levé. Après, c'est un gars du coin qui est allé me chercher l'huile, qui a contrôlé le niveau et qui en a rajouté. Je vous dis pas la sensation d'être l'incapable de service et qui doit demander de l'aide pour juste rajouter de l'huile. Je sais c'est très drôle, je l'avoue, et je me suis surement ridiculisé pour un moment... Donc ce n'est pas avec moi qu'il faut compter si vous avez des problèmes avec vos voitures..
Départ vers le sud.
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Bryce Park
Enfin arrivé sur Bryce, je passe quant même demander au garage pour cette histoire d'huile et on me dit simplement qu'au dernier contrôle, on n'a pas remis à «zéro » le compteur et que c'était surement la raison du voyant. Il ajouta que de toute manière, je pouvais sans problème rouler encore au moins 8 à 10 milles kms... Rassuré, je pouvais allègrement me diriger vers le parc Bryce.
Je n'avais sérieusement aucune idée de ce parc, à part que les paysages étaient à couper le souffle. Je peux vous dire qu'à la vue de ces canyons, de ces couleurs, de ces formes qu'on aurait dit taillées par une main divine, j'en ai presque eu les larmes aux yeux.
J'ai vu beaucoup de paysages fabuleux, mais là, j'en suis réellement et pendant un moment resté la bouche ouverte et les yeux écarquillés. Je me suis vraiment demandé si je ne rêvais pas. Je ne pouvais croire que cela puisse exister. Pour le reste, je vous laisse regarder les photos. Elles sont belles, mais il faut vraiment y être pour apprécier l'immensité du lieu, pour ressentir la force des élements qui ont taillé la pierre. Ici c'est l'eau et le vent.
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Zion Park
Après le parc en route de nuit sur Zion. Je voulais trouver un endroit proche du parc pour y aller très tôt le matin, de préférence pour le lever du soleil. Je trouvais un petit motel sur la route, encore ouvert mais à l'air abandonné. Après avoir sonné à la porte, je vois quelques minutes plus tard débarquer un petite vieille, en robe de chambre (comme celles de ma grand-mère), des barrettes dans les cheveux et une sorte de crème ultra brillante sur le visage (surement sa lotion anti-rides pour la nuit). La vision de cette dame en pleine nuit m'a presque fait éclater de rire, mais son sérieux pour faire mon check-in m'a permis de rester calme et de payer sans broncher. C'est en rentrant dans ma chambre que je me suis laissé aller à rire. J'ai encore continué à rire, lorsque j'ai découvert dans la table de nuits une bible mormone en finlandais et deux revues de l'église vantant ses actions, la famille, la jeunesse etc.. Quelque part, une sorte de propagande très proche de celle des nazis à la différence qu'ici, on ne proclame pas que tout ce qui ne soit pas mormon, soit condamné à mourir. Au moins un bon côté.
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Mardi matin à 6heures, je bondissais de mon lit, rangeais prestement toutes mes affaires dans la voiture et prenait la route du Zion. Les lumières du matin m'ont fait un effet que je crois ressentir encore. Une sorte d'énergie de la terre qui est montée en moi. Je ne sais quoi. Impossible à décrire. Je savais seulement que j'étais heureux, dans une sorte de plénitude.. En parcourant le parc, j'ai à nouveau ressenti ces émotions de la veille, à nouveau un sentiment de respect immense face aux forces de la nature qui ont modelé ces canyons à la beauté époustouflante. Comme il était très tôt, j'ai eu la chance de parcourir le parc seul, pas une voiture. Juste moi et la nature.
Dans la vallée, une partie est fermée aux véhicules et il faut utiliser une navette pour monter vers le Temple de Sinawava (entouré de monts aux noms bibliques), dernière halte du Canyon de la rivière Zion. Arrivé sur place, il faut marcher environ un mile pour atteindre la fin du chemin pavimenté et vous retrouver devant le canyon dans sa partie la plus étroite. Pour parcourir le dernier mile, il faut enlever ses chaussures, remonter le pantalon et attraper un bâton.
En remontant la rivière, un bâton dans un main, mes chaussures dans l'autre, j'ai eu l'impression d'être tel un pèlerin en quête de rédemption, espérant obtenir l'absolution divine. Compte tenu du nombre de pierres qui se sont enfoncées dans mes plantes des pieds et de l'eau glacée dans laquelle je marchais, je crois être tranquille pour quelques années.
Ce cayon traversé par le Zion est de toute beauté. Les parois imposantes qui vous surplombent sont telles, que vous ne pouvez que comprendre pourquoi les mormons y ont pu voir la main d'un dieu ou la main de Dieu. Je ne suis pas ici en train de vous faire une reconversion religieuse, mais étant seul, seul avec la nature, on ne peut que réfléchir à ceux qui il y a 100 ans, se retrouvèrent comme moi remontant la rivière et se dire qu'ici l'Eden n'était pas loin.
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Red Sand Dunes Utah State Park
Après ce détour spirituel, j'ai repris la route du Grand Canyon tout en faisant un crochet par les dunes rouges, sorte de mini Sahara entre deux montagnes. J'ai pris le temps d'escalader la plus haute dune, me cassant la gueule une ou deux fois (très difficile de gravir une dune lorsque le sable se dérobe sous vos pieds), mais depuis son sommet j'ai pu admirer les montagnes, les plaines environnantes, voir au loin s'approcher un orage dont la force ne faisait pas de doute.
Si vous rêvez d'un Thé au Sahara ou de Lawrence d'Arabie, comme alternative vous pouvez toujours venir dans ce parc. Il dispose d'un camping et de rien d'autre. Idéal également pour ceux à la recherche d'une retraite spirituelle....
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Poursuivant ma route vers le sud, j'ai continué à traverser des canyons, toujours le même mélange de couleurs, de formes. En fait, toute la région fait partie plateau du Colorado, immense région étalée sur 4 Etats et qui forgée par les rivières et le vent a donné naissance à ces dizaines de canyons; le plus connu étant le Grand Canyon. Je dirais malgré tout que les autres, moins connus, méritent également le détour.
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Grand Canyon
Passé la frontière de l'Arizona je me retrouvais en territoire Navajo qui ici ont le statut de nation (à différencier du mot «pays »). En faisant un halte pour l'essence, en effet, je constatais que tout ceux qui se trouvaient autour de moi étaient indiens, parlant un mélange d'anglais et de Navajo ?
Avec les multiples détours pour venir sur le Grand Canyon, le coucher du soleil approchait et lorsque je rentrais dans le parc, la nuit était tombée. Il ne me restait plus qu'à chercher un endroit pour dormir. Dans le parc impossible à part avoir une réservation de longue date et d'être prêt à payer 200 USD par nuit. Après avoir demandé sans succès dans le parc et à l'entrée sud (complexe hotelier), je me suis donc rendu jusqu'à Williams. Cette petite ville, située à 60 kms au sud du parc se trouve sur la route 66. Pour les amoureux des grands espaces et du trip à travers les USA, vous saurez qu'elle part depuis Chicago, traverse les grandes plaines et les Rocheuses pour finir sur la côte pacifique.
Dans la ville en effet, tout fait référence à cette route, les bars, les hôtels, motels, et magasins.
Après avoir enfin trouvé un endroit ou dormir (un motel tenus par des indiens – d'Inde), je suis passé boire un verre dans le « bar » de Williams. Ce bar est un mélange de Far West, de références à la route 66 et d'affiches sportives. Ce bar était ce soir là rempli de tout ce que peut compter ce genre de ville perdue au milieu de nul part.. Des alcoolos, des filles de joie, des chicanos, des touristes comme moi, d'un barman tatoué jusqu'au cou. J'ai apprécié, malgré les kilomètres parcourus pour trouver où dormir, de découvrir cette autre amérique.
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Mercredi matin, départ sur le parc. Heureusement que je m'y suis pointé assez tôt car étant « le » parc des USA vous pouvez vous imaginer la foule qui s'y presse.
J'ai eu par contre la malchance de ne pas pouvoir faire la marche au bord du canyon comme conseillé par le routard, car le chemin est en travaux jusqu'à l'automne. J'ai du me contenter de faire un petit bout jusqu'au premier mirador et sinon d'aller vers ceux aménagés pour les touristes.
Sur les photos, vous constaterez que les photos ont un aspect grisâtre. Ce n'est pas de la brume, c'est le smog. Oui le smog. D'où ? J'ai appris que le vent amène le smog depuis la côte pacifique jusqu'au Grand Canyon. La conséquence en est que, les montagnes disparaissent sous une espèce de voile gris... La visibilité, en temps normal de 200 kms, était ce matin là réduite à 80 kms et encore, il avait plu la nuit d'avant, le ciel était donc un peu plus dégagé qu'à la normale...
Pour ce qui est de mes impressions, j'ai trouvé le tout très grand, impressionant mais pas forcément fascinant. Je reste avec Bryce et Zion... Vous qui venez de me lire, vous comprenez sûrement mon sentiment.
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Death Valley
Après le Grand Canyon, départ direction vallée la mort. Il était midi, je comptais y arriver en 4 à 5 heures. J'ai du déchanter, car bien sûr sur la carte les distances semblent raisonnables mais conduire tout seul vous oblige à faire des haltes répétées et malgré tout, entre le Grand Canyon et la Vallée de la mort, il y a environ 250 miles à parcourir... De plus, en traversant Las Vegas, j'ai perdu plus d'une heure, car avec le bordel d'autoroutes la traversant, je me suis trompé et le temps de reprendre la bonne route, traverser des quartiers d'habitations à perte de vue, c'est à 18h00 passées que je quittais enfin la ville...
Pour ce qui est de Las Vegas, j'ai surtout vu ces nouveaux quartiers où vous avez parfois un bout de désert, puis un bloc de maisons, puis à nouveau un bout de désert. La ville pousse réellement comme un champignon...
Le barrage qui alimente en électricité la ville de Las Vegas
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En allant sur la vallée, je me suis dit, autant dormir dans le parc. A nouveau grave erreur. La chaleur étant encore si forte, seul un Hotel Lodge au centre la vallée est ouvert pendant l'été, le reste ouvrant pendant les mois les plus frais. Question chaleur, c'est tout simplement du délire. A 21h00 heures, lorsque je suis arrivé vers l'hotel, il faisait encore plus de 35 degrés. L'air était tout simplement irrespirable, sec.. Désertique quoi...
Comme dormir sur place était impossible, j'ai du me résoudre à faire 40 miles pour sortir par l'entrée nord de la vallée et trouver un motel à la frontière entre la Californie et le Nevada. A nouveau, j'ai pu constater que ces endroits semblent être restés bloqués à une autre époque. La seule touche de modernisme étant les casinos et machines à sous absolument partout.
Jeudi matin, c'est à 4h30 que j'avais mis mon réveil. Le stress, de ne pas arriver à temps pour voir le lever de soleil sur la vallée, m'a aidé à être prêt en 30 minutes et de me retrouver à faire le chemin vers le mirador situé au centre de la vallé à 5h00 du matin. Je suis bien content d'être parti suffisament tôt, car comme il n'est pas possible de rouler très vite dans les parcs (animaux oblige), il m'a fallut une bonne heure pour arriver au mirador. Sur place quelques personnes étaient déjà installées, mais l'heure matinale doit sûrement en décourager plus d'un.
Le soleil devait se lever à 6h26 mais compte tenu des montagnes avoisinantes, c'est seulement vers moins quart que celui-ci s'est mis à darder de ses rayons la vallée. Je vous laisse en profiter ci-dessous.
Pour ma part, à nouveau ce sentiment de plénitude, de paix, de joie. Je crois que ce voyage m'a surtout apporté une énergie que je pensais avoir perdu. Imaginez-vous, se lever à 4h30 du matin juste pour voir un lever de soleil, parcourir plus de 5000 kms pour des pierres colorées, du désert, des broussailles, des forêts ?? Mais je ne le regrette pas, au contraire, je pourrais le refaire sans problème demain si je le pouvais..
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Passé le lever, j'ai parcouru la vallée, entre le mirador situé à 1600 mètres d'altitude et le point le plus bas des USA situé à 86 mètres sous le niveau de la mer dans le lac salé.
Badewater. En fait, de l'eau salée donc imbuvable, d'où le nom
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Le plus impressionnant ici, ce n'est pas seulement l'aridité du lieu, mais surtout la chaleur!!!! A 6h00 on pouvait encore porte une légère veste mais passé le lever du soleil, la température est montée en flèche et vers 8h00 devenait déjà suffocante. Pour parcourir le parc, une voiture avec air conditionné au MAXIMUM est essentiel, car sinon vous risquez tout bonnement de tomber dans les vapes. Je ne sais pas combien de litres d'eau j'ai pu boire en l'espace de trois heures, mais sans cela, je n'aurais pas pu faire mon tour en voiture.
Parmis les photos, vous avez le Devils Golf Course et l'Artists Drive ainsi que les dunes de sable.
La poste, présente partout..
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Après la dunes, il était 11h00, je suis parti en direction du parc Séquoia. Je suis parti relativement tôt car de toute manière continuer à visiter la Vallée était tout simplement devenu impossible. Il faisait à 11h00, 38 degrés et la température devait encore monter. Je précise qu'en été (juillet et août) il est normal d'atteindre les 50 et en septembre, la normale est de 40 à 45 la journée et entre 35 et 40 la nuit.. Pour ceux qui veulent la visiter, ne compter pas de le faire après 11h00 du matin, c'est tout simplement du suicide !!!!
La route pour Séquoia fut à nouveau une série de surprises par les paysages qui s'offraient à moi. Des montagnes spectaculaires (entre autre la Sierra Nevada et le mont le plus haut des USA), des plaines désertiques de sable et de pierres, des gorges rouges, ocres et jaunes, des villages perdus seulement traversés par la Freeway (seul apport de civilisation dans ces contrées désolées).
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En arrivant dans la vallé centrale de la Californie, j'ai rapidement constaté que la grisaille environnante n'était pas de la brume, mais du smog, gris foncé à tel point que les montagnes à l'est et à l'ouest ne pouvaient tout simplement pas se voir!!! Face à moi, mon horizon disparaissait également dans le smog. Imaginez la vision.. Et quant je pense que les fruits et vins californiens qui nous sont vendus en Europe, sont produits exactement dans cette région.
J'avais entendu parlé que les californiens arrosaient le désert pour y planter des vigne ou pour y faire pousser des fruits et légumes, mais lorsque j'ai vu que des puits de pétrole (oui !!) étaient installés au milieu des vignes et que les arbres fruitiers étaient blancs de pesticides, cela m'a fait réfléchir à ma consommation de produits exotiques hors saison..
La force du vent est mise ici à profit
Les puits de pétrole
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Pour le dernier bout de trajet afin d'arriver dans le parc, j'ai eu la surprise de me retrouver à faire 30 kms en épingles à cheveux pour monter du niveau de la mer à 1900 mètres, altitude où les séquoias ont l'humidité suffisante pour grandir. Question taille, ils sont franchement géants. Certains, mêmes plusieurs étaient plus larges que ma voiture !! Question hauteur, celle-ci est telle que le ciel en est obscurci... J'ai par contre eu le regret d'être arrivé trop tard ( à nouveau les mêmes problèmes pour estimer les distances et le temps nécessaire pour s'y rendre) et ce qui fait que j'ai eu droit à un coucher de soleil en faisant la montée vers la forêt des géants et de traverser celle-ci dans une pénombre grandissante et inquiétante. Je me suis aussi fait un trip peur, car en parcourant la foret des géants, juste après un tournant, j'ai vu dans la lumière de mes phares un ourson et qui dit ourson veut dire mère dans les parages. Heureusement celui-ci a prit peur et s'est enfui dans la forêt et pour ma part je ne suis pas resté pour contrôler si la mère était toute proche.
Comme il faisait gentiment très nuit et que la lune ne passait que très rarement entre les arbres, j'ai repris très très tranquillement la route vers la plaine. De nuit, les formes des arbres, des montagnes dessinés par le clair de lune avaient un aspect peu rassurant. Se retrouver tout seul au milieu de la nature et sachant qu'ici les animaux sauvages (pas des marmottes ou des bouquetins comme chez nous) sont sur leur territoire, on n'a pas franchement très envie de se trouver en panne au beau milieu de tout ça.
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Revenu sur la plaine j'ai pu trouver dans la banlieue de la ville sordide de Fresno un endroit où reprendre des forces après une journée qui avait commencée de nuit et finie de nuit...
Sinon hier vendredi, j'ai pu prendre la route de San Francisco. Dernier tronçon d'un périple fantastique, périple qui me semble parfois n'avoir été qu'un rêve.. Je crois que je vais avoir besoin d'un peu de temps pour réussir à en parler sans avoir la chair de poule et le coeur qui s'accèlere, tellement j'en suis encore impressionné..
Voilà, pour ce qui est de la ville, je vais je pense écrire demain voire lundi. Je voulais surtout tenter de vous faire partager ce que j'ai vécu ces derniers jours.
Réveil sur Fresno. Ville atomisée en pleine vallée centrale de la Californie. Ce matin, les lumières, les sons, les odeurs, la température m'ont fait penser à Santiago, un matin d'été chez ma grand-mère.. Oui je sais, un peu de sentimentalisme...