Entre deux allers et retours pour faire mes lessives (et oui ma femme de ménage fait des miracles toutes les deux semaines chez moi mais je suis encore astreint à cette corvée on ne peut plus gratifiante) je me suis mis à réfléchir sur cette société dans laquelle je suis tombé il y a maintenant un peu plus de deux mois.
Il y a un peu plus d’un mois je donnais mes premières impressions sur la ville, le travail, les gens. Les semaines passent et je ne peux pas vraiment changer mon opinion.
Bien sur, je commence à accepter de ne pas entendre un mot dans l’ascenseur, de boire mon café toujours aussi dégueux à longueur de journée, de voir mes collègues scotchés sur leur écran, une fourchette dans la main et le plateau repas dans l’autre pour la pause de midi, de voir que la différence de statut social même au bureau existe, de voir à quel point les employés dans les supermarchés ou le métro ont l’air triste et ennuyés de la vie à en mourir, de me faire refuser une course par un chauffeur de taxi car pas à son goût (paraît que les chauffeurs genevois font pareil..), de constater que les nouvelles se limitent à ce qui peut se passer dans le pays voire dans la ville, de réaliser à quel point l’écologie est encore un mot inconnu au bataillon absolument partout, de supporter les odeurs dans la rue et le métro (bon Paris est pas mal aussi parfois..), de devoir prendre du papier pour tenir la poignée de la porte des toilettes car les gens semblent ne pas connaître les mots savon et eau après les besoins (au travail svp..), d’accepter qu’une chaîne de télévision ait empêché toute mention des jeux jusqu’à sa propre diffusion pour des questions de droits achetés à prix fort, enfin pleins de petits détails qui font que la vie dans la grande pomme ressemble à une remise en question de toutes mes valeurs apprises de l’autre côté de l’océan.
Quelles raisons ont bien pu pousser une société urbaine comme celle de New York à devenir aussi peu…. développée voire communicative? On dit qu’ailleurs c’est différent, je veux bien le croire mais je l’ai pas encore découvert (ah oui sur Fire Island), cela sera sûrement le cas dès que je serai prêt à payer 200 USD pour Boston (qu'on dit plus "heureuse") ou Washington D.C…
Au Canada, j’ai été surpris de découvrir des gens accueillants, souriants (même dans les lieux dit à la chaine comme un Mac ou la tour CN), curieux, enfin des humains quoi !
Il y a bien les gardiens de mon immeuble qui sont toujours accueillants et que j’ai plaisir à saluer matin et soir et mes serveuses du café du travail qui étant latinos me disent à chaque fois « hola mi amor », « gracias mi amor » « como estas mi amor » « hasta luego chico ». Enfin, un minimum de civilité… Bon le mot « amor » à chaque fois me fait presque rire mais je m’y mets aussi. Au moins pas de risque avec des latinos d’être accusé d’harcèlement sexuel !
Du travail en lui-même, pour des questions de directives, je ne peux en parler, mais la différence entre ses murs et ce qui se trouve au dehors ne diffère pas vraiment.
Pourquoi dans des pays connus pour être pauvres, la joie de vivre semble parfois plus présente que dans une société dite « développée ». A mon avis, juste une définition économique mais non sociale. Si on devait classifier selon cette dernière mesure, je me sens dans un pays plus riche en étant au Mexique, en Argentine ou au Chili (bon vous direz logique je suis aussi latino), mais la langue ne fait pas tout. C’est aussi peut-être ce qui est souvent dit, aussi par mes amis qui ont voyagé ailleurs, en Afrique, en Asie dans des régions réputées pour pauvres à très pauvres mais où l’accueil est un mot d’ordre, où le sourire existe.
Je constate à quel point les gens peuvent sembler tristes. Dommage. L’argent ne fait en effet pas toujours le bonheur.
Mais pas de soucis, je n’ai pas perdu mon sourire, je continue à me dire qu’il s’agit d’une expérience qui me marquera, c’est sûr.

Je profite surtout de
L’autre activité que je pratique toujours avec plaisir, c’est le shopping. Question carte de crédit, elle fait mal, mais je m’en fous. Je me fais plaisir à chaque fois.
Sinon, je me suis mis à planifier mon voyage à fin août, j’ai prévu un voyage un peu fou, 4000 kms dans l’Ouest canadien et américain. Mon départ sera Calgary, puis Vancouver, Yellowstone et après direction le Grand Canyon, vallée de la mort et après en route vers le nord jusqu’à San Francisco. Je sais juste que j’ai mon vol aller et mon vol retour. Au milieu se sera au bonheur la chance, au jour le jour, selon mon envie, ma fatigue et le temps bien sur. Je veux surtout me concentrer sur les parcs qui sont réputés pour être faaantastiques.
Ce Week End je fais un saut de trois jours à Montréal. La ville m’a comme qui dirait.. appelé ?
Et sinon, après des semaines de canicule, j’ai froid avec juste 22 degrés au milieu de la journée et des pluies démentielles trois fois par jour. Je me retrouve à porter une veste et à être mort de froid… Et oui, on s’habitue. Bon, les températures doivent remonter et on va de nouveau atteindre un agréable 30.. et moi qui réclamais à cause de la chaleur, là je la regrette franchement. ;-)