lundi 1 septembre 2008

Lake Louise

Voilà la journée d'hier dimanche 31 aout qui au début m'a semblé gâchée vu le temps abominable qu'il pouvait bien faire, a pour finir été super cool et j'en ferais bien d'autres dans le même style.

J'avais vu à la météo qu'il ferait -1 au matin à Lake Louise avec un maximum de 6 mais avec pluie et neige. Je me préparais déjà à passer toute la journée à attendre mon bus pour Vancouver dans cet abominable château construit au bord du lac.

Sur la route, en effet il neigeait et parfois franchement fort.

L'entrée de Banff lors de notre halte. Trois mexicains de passage avaient prévu de visiter la région car d'après eux la météo annonçait 20 et beau.. Je me suis demandé de quel météo ils parlaient, celle d'il y a trois semaines ?

Arrivé au Village de Lake Louise, il pleuvait, il faisait attrocement moche, très froid, en somme tout pour décourager. J'ai malgré tout déposé mon sac à dos au centre d'informations du parc, bu un rapide café et parti pour le Lake Louise. Vu le temps et la température, j'ai pas eu le courage de me faire la montée de 4kms et j'ai fait du stop. Après quelques minutes infructueuses et voyant les sourires compatissants des automobilistes.. je suis parti le long de la route, un bras tendu au cas où. Dix secondes se passent et une voiture s'arrête pour me prendre. Des indiens installés au Canada. Alors les 5 minutes de route se passèrent en écoutant de la musique genre Bollywood...

En arrivant vers le lac et ayant déjà vu pas mal de photos, je savais à quoi m'attendre, un hideux hôtel construit au bord du lac et un lac qui se devait façinant. Sous la brume, ça avait un air très laiteux, pas franchement de quoi fouetter un chat. Je m'étais malgré tout décidé pour faire une balade vers le lac Mirror et Agnès et pourquoi pas ne pas continuer un peu plus si le temps le permettait.

En rentrant dans l'hôtel pour chercher d'abord un accès internet et après de quoi manger, j'ai eu l'impression de rentrer dans un Palace du genre comme on en a des quantités en Suisse. A la recherche d'internet pas eu besoin de prouver que je logeais dans l'hôtel, j'ai pu rapidement vérifier si j'avais un lieu où dormir à Vancouver et le tout gratuit (le système de carte de crédit du pc déconnait semble-t-il) et repartir comme si de rien n'était.

En voulant acheter mon sandwich, je vais être méchant, mais j'eu l'impression de me retrouver au milieu d'une sortie d'un hopital gériatrique ou quelque chose dans le style. La moyenne d'âge autour de moi avoisinant facilement les 70 à 80 ans. Moi avec mes chaussures de marche déjà crotées, je faisais presque tâche.

Après départ pour le Lac Agnès, un petite balade de 6.8 kms si je me rappelle bien. Je me suis dit, ça me fera passer le temps et c'est pas trop loin au cas où le temps viendrait à vraiment se gâcher en chemin. (numero 33)



Quelques centaines de mètres après le début de la montée, j'ai fait la connaissance d'un allemand, Pascal, qui faisait un voyage d'un mois dans les Rocheuses et Vancouver. Il avait passé une semaine à Banff à faire la plupart des randonnées possibles et venait passer deux jours au Lake Louise avant de partir sur Jasper (tour classique).

En parlant avec lui, j'ai été surpris de constater que ce voyage, sac à dos en main et nuits dans les auberges de jeunesse était le premier dans le style pour lui à 29 ans.

Je dois par contre dire que cela m'a à nouveau fait vaaaaaachement plaisir de pouvoir parler autre chose que de l'anglais et de pouvoir me défouler en allemand, langue que je pratique franchement très peu depuis mon arrivée aux USA. Logique, je suis pas ici forcèment pour parfaire mon Hochdeutsch ;-)

ja, ja, Hochdeutsch, c'est déjà quoi ça ? A oui cette langue pseudo enseignée au cycle ???

Voilà la première halte au bord du lac Mirror qui porte bien son nom


Il ne pouvait pas manquer ce Chipmunk qui n'a pas arrêté de tourner autour de nous et de s'approcher à la recherche sûrement de nourriture offerte par les marcheurs




Juste en dessous du Tea House du Lac Agnès


Alors, voilà. Ici débute une série de photos prises à moitié dans les nuages, et j'ai pour finir apprécié cette sensation de marcher sans tout à faire savoir vers où. On ne voyait bien sur pas la vallée, ni le lac Louise ni rien en fait à parfois quelques dizaines de mètres. Alors cela a donné à la balade une autre dimension. J'ai vous fait partager quelques unes parmi tant d'autres









Celle-là je l'apprécie tout particulièrement


A la base on devait aller jusqu'au Lac Agnès, mais pour finir on a continué sur un petit kilomètre vers un promontoire qui aurait dû nous permettre par beau temps de voir toute la cordillère, mais vu que nous étions juste à la limite des nuages, c'est à un peu de soleil auquel nous avons eu droit mais vers le bas, c'était la mer de brouillard.


Redescente en premier vers le lac Agnès par le même chemin




Le lac Louise qui commençait enfin à apparaître



Le lac Louise enfin dégagé


Le lac Mirror

Quelques effets sur les roches



Pascal


Le lac Agnès à nouveau. Là, après la dernière montée et descente et le fait de passer de l'état en sueur à trempé et frigorifié, on a préféré ne pas trop s'attarder et de redescendre. C'est vrai que par moment, si je n'avais pas eu mon bonnet et moufles (achetés d'urgence le matin au village), je crois que je serais revenu à moitié congélé depuis là haut.



Objet perdu aux abords du Tea House ou le chocolat chaud a franchement ete la bienvenue


Pour redecendre sur le Lake Louise nous avons prit l'autre chemin qui permet également de rejoindre le sentier qui mène aux six glaciers. Nous n'avions pas prévu d'y aller, le temps dans cette direction n'invitant franchement pas à la promenade, ou alors avec deux couches de vêtements en plus et un bon thermos de thé brûlant.





Le lac qui pouvait parfois se voir





Depuis l'"autouroute" pour marcheurs qui longe le lac et qui peut être utilisée même en chaise roulante


Le chemin pour monter nous a d'abord dirigé vers la gauche puis depuis le lac Agnès jusqu'au petit sommet à droite. La dénivelation en fait n'est pas très grande, le Lac Louise est déjà à plus de 1500 m ou 1700 m je crois.

Le château... no comment

Et là, le parfait exemple des touristes du dimanche. J'en même vu en tongues partir longer le lac...


Il fallait bien que je pose pour la postérité. Faut bien faire son touriste débile parfois


Comme les 4 heures de marche que nous venions de faire n'avaient pas suffit, nous sommes parti de l'autre côté par un chemin longeant le lac (mais d'un tout autre état qu'en face) pour accèder via la forêt à un promontoire que nous pouvions voir depuis l'hôtel. Nous avons pensé, oh, 1.8 kms aller easy, en plus le retour c'est juste 1,2, donc 3 kms, on se les fait rapidement. Le problème c'est que le chemin que nous avons pris, n'était pas du tout entretenu, qu'il fallait s'accrocher pour grimper, s'aider des mains pour se tenir aux arbres ou pierres. Au bout de plus de 45 min, nous commencions à nous demander si nous ne nous étions pas trompés de chemin.


Au moment où le chemin se decidait à faire une courbe comme indiquée sur le plan, nous avons eu droit à cette vue, qui franchement en valait la peine. On était crévé mais très content.

La vue vers le lac

Et vers le haut

C'est enfin, en arrivant au fameux point de vue, que nous avons compris pourquoi notre chemin avait été si difficile. Lisez le panneau. Pas très intelligent de ne le mettre qu'ici et non pas aussi au début, en bas au bord du lac...


Pascal m'a expliqué qu'une des raisons de tout ces arbres tombés, c'est la présence de genre de termites (si j'ai bien compris le mot en allemand). A première vue oui, il n'y a qu'à voir la taille des trous sur ce tronc


Et le chemin à nouveau beaucoup plus praticable, que j'ai appelé "Autobahn" pour randonneurs.



Comme les déjà 12 ou 13 kms n'avaient pas suffit, pour la forme nous sommes encore descendus à pied jusqu'au village, un petit 4-5 kms en plus. Ca va, pour ma deuxième journée et pas loin de 17-18 kms dans les pattes (un peu plus de 6 heures de marche en tout).. Je me satisfais. Et en fait, je serais bien resté pour en faire encore quelques unes.

Comme pour tout bon guerrier, tout bon marcheur a le droit de reprendre des forces, voilà le petit burger que je me suis permis ce soir là...

Après, la journée n'était pas finie, j'ai du attendre mon bus pour Vancouver, heureusement à l'heure mais plein à craquer. Comme j'ai l'habitude des voyages en bus avec la quantité que j'ai pu faire au Chili, en Bolivie et au Mexique, je m'étais préparé. Coussin (acheté le soir même), habits chauds, chaussures légères, de quoi boire, cache-yeux. L'attirail minimum pour supporter 12 heures de bus coincer entre la fenêtre et son voisin.
Le voyage, supportable mais difficile. Entre ces arrêts perdus quelque part dans les montagnes. Une descente obligatoire du bus à 3h30 du matin pour faire plein. Il fallait voir les 50 zombies que nous étions à trainer dans ce terminal à attendre de pouvoir remonter dans le bus.
Au final, j'ai quant même pu dormir mes 8 heures et si ce n'est l'impression le matin de coller de partout, d'avoir la gueule de travers, de ne bientôt plus pouvoir bouger les jambes, cela a été.

Là je me trouve donc à Vancouver. Comme je viens de passer pas mal de temps à remettre à jour mon blog, je vais vite aller engloutir un burger et partir finir ma visite de la ville (c'est les soldes aussi au passage.. pas bon du tout..)

Les photos de Banff

Voilà depuis la Transcanadienne les premiers contreforts des Rocheuses



Le fameux hôtel genre Frontenac juste avant que je rentre dans la forêt


Premières vues le long de ma route

Et pour ceux qui ne me croyent pas, me voilà bel et bien avec casque sur la tête


Le seul moment où j'ai vraiment m'approcher des rives de la rivière

Le début du chemin du retour, en moins bien bon état mais beaucoup plus sympa que l'aller. Peut-être parce que j'ai du faire quelques efforts pour ne pas me casser la gueule dans plusieurs descentes caillouteuses ou en traversant des mares de boue


La vue sur la rivière, vous remarquerez qu'il n'y pas moyen de s'accrocher si on dévale la pente

Et une vue sur la vallée

Je sais pas si c'est mon impression, mais en Suisse je n'ai pas l'impression de voir des arbres un peu partout cassés, couchés entre les autres. Ici, ça donne beaucoup plus l'impression de forêts sauvages

Le meeerveilleux golf à mon arrivée vers Banff avec le château derrière

Les chutes, j'ai évité de prendre la multitude juste à gauche

Pendant que je prenais cette photo, un gars s'est juste posé un peu plus loin et s'est fait prendre je ne sais pas combien de photos avec ses deux chiens, avec un seul, tout seul.. etc.. il a fini presque par m'agacer car il avait le chic pour se mettre exactement dans mon champ de vision


Voilà la star en question posant pour la postérité...

Et petite vue depuis la Banff Avenue...

En attendant mon bus, j'ai vu cette loco qui permet de déblayer la neige ne hiver. Jugez la taille !!

Calgary

Voilà j'ai réussi par hasard à trouver un internet café qui possède des ordinateurs performants et un clavier modifiable sinon vous auriez eu droit à un texte à nouveau sans accents.
J'écris depuis Vancouver où je suis arrivé ce matin. Pour l'instant pour respecter une certaine chronologie je vous mets les photos dans le même ordre. Je commence par Calgary. Les photos ne sont pas "amazing" mais elles donnent une petite idée du centre ville.

Je commence avec une vue de la tour de Calgary, à première vue chaque ville au Canada a sa tour, calquée sur le même modèle. Celle-ci n'est pas très haute, seulement 190 mètres de haut et un salle panoramique à 154m.

Cette ville est un mélange de modernité et de coins qui semblent à l'abandon à quelques blocs de Dowtown. Ici les voies partant vers l'Ouest et les Rocheuses



Ces doux panneaux donnant une explication rapide et claire des heures autorisées et non autorisées pour se parquer, s'arrêter etc. Il doit y en avoir chaque 50 mètres et attention à ne pas se tromper. Vous seriez en violation des réglements...

Quelques tours du Dowtown

Et encore une qui domine la rue piétonne

Au dernier étage d'un centre commercial, vous trouverez un immense jardin botanique qui peut être utilisé pour des mariages ou des soirées professionnelles. Regardez le charme du plafond...

Le drapeau canadien bien sur, omniprésent

Une vue depuis 154 mètres de hauteur depuis la tour


Et la vue sur la 8ème avenue qui est la seule du centre ville avec un peu d'animation la journée

Je rentrais vers le B&B et voilà effet de coucher de soleil sur les tours

samedi 30 août 2008

Banff

Me voila de retour, de retour devant ce pc préhistorique mais qui est malgré tout plus moderne que le compaq du B&B qui ne laisse pas ouvrir mon email et blog. Pas très utile.

Ce matin, je dois avoir une horloge interne bien réglée pas besoin de réveil pour prendre le bus. Sur place dans le terminal, il y avait moins de monde que pensé. J'ai constate que plusieurs voyageurs avaient un coussin avec eux. Je crois que je vais devoir en dégoter un, car dimanche soir je prends le bus sur Vancouver, quelque chose comme 11-12 heures de route.

Arrivé à Banff à 9h00 du matin, ma première sensation fut le froid ! Cela faisait très longtemps, je crois depuis la Suisse, que je n'avais ressenti le froid comme cela (difficile a New York ou les nuits ne descendent pas en dessous de 15 a 18 degrés depuis des mois).
J'ai malgré tout été surpris de voir des gens en t-shirt et short (et moi qui me les pelais en cherchant les coins au soleil).

En descendant du bus, j'ai croisé deux autrichiennes, perdues comme moi pour trouver le "centre ville" de Banff. La langue aidant, nous nous sommes dirigés vers la Banff Avenue (nom pompeux pour une rue de cette taille..) et l'office des parcs du Canada ou rebelote, c'est en allemand que nous avons demandé quelques renseignements. La dame, d'origine allemande proche de Strasbourg (mais du cote allemand du Rhin bien sur) et habitant ici depuis 20 ans, nous a conseillé quelques tours faisables pendant la journée.

J'avais en tête de partir à vélo, sachant que pour ma première journée je ne voulais pas me retrouver à faire des heures de marche, même si j'ai l'habitude dans Manhattan, mais dans d'autres conditions. J'ai opté pour une balade d'environ 15 kms le long de la rivière Spray en empruntant une ancienne route.
Les deux autrichiennes sont parties se balader pour aller voir les chutes locales. Je crois qu'elles étaient pas vraiment partantes pour mon tour ;-)

Pour décrire Banff c'est à vomir tellement c'est kitsch, un Zermatt/Verbier/St-Moritz en été en plus grand. Sur la rue principale, à part quelques cafés et pubs, ce ne sont que boutiques de souvenirs sur boutiques de souvenirs, le tout dans un cadre parfait, aseptisé (un peu comme Calgary) avec petits massifs de fleurs bien protégés, etc... Loin de l'éco-tourisme...
A cette heure encore relativement matinale, les seuls qui se baladaient c'étaient ceux arrivés comme moi oui alors les lève tôt. La ruée de touristes viendrait plus tard.

Apres passage par la location de vélo, et casque sur la tête je me suis dirigé vers la "sortie" de Banff. Au passage je suis passé devant cette abominable hôtel, une sorte de château Frontenac (Québec) mais en pleine nature. Les belles voitures et les belles tenues de "gente linda" pullulaient autour de moi.
Heureusement que passé le parking sur trois étages, je me suis retrouvé en l'espace de quelques secondes en pleine nature. Le chemin est en fait une ancienne route reliant Banff à Canmore (c'est la Transcanadienne qui remplie cette fonction de nos jours).
Comme partout dans la région, il faut faire attention aux ours, mais vu les marcheurs que j'ai croisés et les autres à velo bien plus sportifs que moi (sic), il ne semblait pas y avoir de risque particulier. Bon qui sait.
L'aller est sympa mais à part des arbres et des arbres et quelques monts m'entourant, presque impossible de voir la rivière ou de vraiment s'en approcher. Juste une fois, j'ai pu descendre et aller tâter la température de l'eau. Glaciale.
Arrivé à l'embranchement pour revenir sur Banff en passant la rivière, j'ai croisé un belge et un canadien qui venaient de Canmore. En parlant avec eux, j'ai hésité à partir dans cette direction, mais je me suis dit, qu'il ne fallait pas tenter le diable. J'avais remarqué dans quelques montées que mon souffle me trahissait et que mes jambes avaient un peu de la peine à suivre. Autant ne pas prendre de risque....
Le retour, par un chemin un peu plus "sauvage" m'a franchement plu. Depuis le chemin j'avais une vue imprenable sur la vallée, les montagnes environnantes et cette rivière que je voulais voir. J'ai des photos bien sur, mais il faudra attendre.
Sur le chemin, une place pour le camping a été installée, et comme indiqué partout, le lieu pour stocker la nourriture et pour préparer à manger se trouve à bien plus de 100 mètres des tentes.
A l'aller la route est assez bonne, sur le retour, il y a des flaques bien boueuses un peu partout, la première on essaye de l'éviter, après on fonce dedans quitte à finir couvert de terre. Je n’étais pas la pour sortir de la foret aussi propre et frais qu'en y rentrant ;-)

Le seul hic, c'est l'arrivée. Apres une nouvelle descente caillouteuse casse-gueule on tombe directement sur un golf!! J'ai presque eu envie de le traverser avec mes roues bien boueuses mais je n'ai pas prit le risque en voyant ces mêmes belles gens dans leur petite voiture (je ne connais pas le nom de ces golfo-mobiles) et habillées impeccablement en blanc.
Un peu rencontre du troisième type.
Revenant sur Banff, je suis tombé par hasard sur les fameuses chutes, sympas mais rien d'extraordinaire en fait et surtout envahie de touristes (certaines en talons aiguilles) à cette heure là.
Pour la fin mon tour j'avais encore prévu de monter jusqu'aux sources thermales et de faire la montée à pied jusqu'au Sulphur Mountain d'ou on peut avoir une vue fantastique sur la région, mais j'ai remarqué que même en faisant des stops, la montée à velo jusqu'au départ du sentier commençait à me couter sérieusement. En plus, vu le nombre de bus, voitures, motos qui fonçaient dans la même direction, je me suis dit que je préférais éviter ca.
Retour sur Banff où la faim commençant à me tenailler et en faisant mes calculs, je réalisais qu'à part une tartine et un mars, je n'avais rien avalé depuis 24h. La raison peut-être de ma fatigue... Oui je sais, faut se préparer. Mais j'ai toujours de la peine avec les petits-déjeuners copieux et sur Banff je ne voulais pas me goinfrer de spécialités ultra-super-extra sucrées.
Ce qui m'a part contre dégouté en revenant en ville, c'est le monde qu'il pouvait y avoir et cela ressemblait plus à un défilé de mode qu'a une station de départ pour marches dans la montagne et camping sauvage. Rien à envier à New-York a certaines heures.
Le comble fut atteint lorsque j'ai commencé à entendre de la musique andine, jouée par des équatoriens (d'après les habits) et qui attirait la foule, particulièrement une quantité impressionnante d'asiatiques (à première vue de deuxième génération car ils parlaient tous anglais). Tous se faisant prendre les doigts en V devant le groupe..
Law ce fut, direction un petite rue, une terrasse face aux montagnes et mon Ipod sur les oreilles (Guitar Song de Texas si vous voulez tout savoir).

Vers 17h00 retour vers le terminal afin de prendre mon bus sur Calgary. Je suis au fond pas si mécontent de n'être pas reste à Banff pour la nuit, cette abomination de ville en plein milieu d'un parc n'étant vraiment pas pour moi.

En attendant le bus, j'ai fait connaissance d'un couple de québécois qui avaient tourné 4 mois entre les parcs aux USA et un mois de travail dans un bar à Victoria en Colombie Britannique (ca te tente Nath ?) et qui rentraient sur Québec depuis Calgary.
En les voyant chargés comme des mulets, je me suis, demain ca va être ton tour, car jusqu'a présent c'est l'avion et le taxi qui ont transporté mon sac a dos.

Ce soir il pleut des trombes, fait froid et la ville est morte. Pourtant nous sommes samedi soir. Il n'y a pas un chat dans la rue (la 17eme Avenue - la seule un peu animée ici), mais les bars et restaurants le sont aussi. J'imagine que tout le monde a déserté la ville pour ce week-end.

Cette ville à propos…. Dans plusieurs guides elle est montrée comme la ville du Far West etc, etc.. C'est vrai qu'il y a de cet air là, particulièrement lorsque je regarde les panneaux publicitaires mais qui sont écrits sur le même style que sur les enseignes des cinémas/salles de spectacle à New-York. Vous voyez le style ? Grosses lettres qu'on peut changer à sa guise et non pas une vraie affiche collée. Bien sur, un peu partout des références aux grandes plaines, etc., etc...

Une chose qui commence à me sortir par les trous de nez, c'est la quantité d'interdictions en tout genre qui recouvrent les murs des bâtiments et les panneaux le long des rues (interdit de fumer à moins de 5 mètres, interdit aux rollers, aux vélos, de mendier, de ne pas porter de chaussure, de de...) Le tout avec la menace qu'en cas de "violation", des poursuites sont prévues (loi a l'appui)...
Ca fait gentiment une impression d'être dans une ville très policée, très réglementée (j'ai même vu un bar qui exige deux pièces d'identité pour y rentrer et un autre qui en exige aux moins de 30 ans !!).
Comme dit hier, une ville sans âme, sans vie, sans bof.. Voilà quoi. Pas une ville à mettre sur Google comme étant le lieu à visiter de passage dans l'Alberta.

Pour les photos j'espère pouvoir les mettre depuis Vancouver.