vendredi 15 août 2008

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Voilà c’est sorti et ça fait du bien ! N’ai-je pas dit parfois d’avoir l’impression de vivre dans une ville au climat tropical ? Entre autre sur Facebook ? Bon là, j’en ai subi les conséquences.

Bon on recommence à 17h00.
Après un relookage plus touristique dans les toilettes du travail (je ne voulais pas prendre l’avion en chemise et pantalon de costard), j’ai pris cette fois-ci les transports en commun pour me rendre à l’aéroport. Deux métros et un bus, juste une heure mais qui passe assez vite lecture en main. Arrivant sur l’aéroport, le ciel commençait à s’obscurcir mais rien de tragique. Le check-in, 2 minutes. On ne m’a même pas demandé mon passeport pour embarquer ma valise (bonjour les mesures de sécurité). Après petit arrêt au « Au bon pain » pour prendre un sandwich et un dernier café dégueux et direction la porte. Jusqu’à là rien, aucune annonce. Je m’installe gentiment pour attendre l’embarquement. J’ai juste constaté que pas mal de passagers attendaient au desk d’info et que le gars gueulait dans son micro quelque chose comme, « si vous n’avez pas de correspondance rentrez chez vous et essayer de revenir demain ». Ca à fait un « hoooo » dans le terminal à ce moment là, mais sinon les gens très tranquille, pas agité le moins du monde.

Dix minutes avant mon vol, on entend, je traduis: « vol 7-5-3 pour Montréal est annulé, veuillez vous présenter auprès d’un agent !». Mon voisin de siège, me regarde avec des grands yeux et me demande « le vol est annulé ? » « heu oui.. je crois que c’est le cas.. ». La « gentille » dame de la porte d’embarquement a alors gueulé comme quoi il fallait s’avancer pour obtenir un nouveau vol. Bol, j’étais juste à côté (donc pas de risque de ne pas entendre son injonction) et 5 minutes après je repartais avec ma nouvelle réservation. J’ai mon vol demain à 9.00 AM si tout va bien (lever à 6h00.. j'aime!). Ya intérêt ! La raison de l’annulation ? Simplement que le vol de Montréal avait été annulé pour cause d’alerte météo et que par conséquent mon vol sur Montréal l’était aussi. Dehors il pleuvait, mais il ne semblait pas trop, en tout cas en comparaison avec hier.

Retour pour aller prendre ma valise. Une jolie cohue, chacun cherchant la sienne, la moitié téléphone à la main pour annoncer la nouvelle – moi j’ai juste eu à avertir Sofia par SMS – et les autres pestant. Ca parlait beaucoup le français (du Québec) tout d’un coup ;-)

J’hésitais pour le retour entre bus et métro à cette heure-ci. J’ai opté pour le taxi. C’est en l’attendant qu’un gars m’a demandé si je voulais partager la course. Après ce que j’avais entendu sur cette pratique, économique mais parfois dangereuse, j’hésitais un moment, mais bon, il avait l’air honnête (40-50 ans, assez balourd, manquait plus que la barbe de Père Noel) alors j’ai dit oui. C’est plutôt le taxi qui m’a inquiété par la suite.

Au lieu de prendre le tunnel de Queens, il a pris un pont, que je viens de trouver sur internet, qui nous éloignait du centre ville, l’Empire State Building s’éloignant à toute vitesse vers la gauche et nous fonçant vers le Bronx. Je l’ai su parce que les panneaux l’indiquaient. Je me suis dit, mais il nous mène où ? Sur Manhattan je m’y retrouve sans problème mais là, aller je ne sais où, avec des usines sur la droite, des cités de l’autre, le tout sur des Highways qui allaient dans toutes les directions, ya de quoi perdre le sens de l’orientation. J’arrivais à suivre les panneaux qui défilaient au-dessus de nous pour voir que nous prenions la bonne direction, mais 70 rues plus au nord que prévu ! Le chauffeur nous expliqua qu’à cause de l’orage le tunnel était fermé car inondé ou avec un risque d’inondation (j’avais déjà lu quelque part que ce risque existe pour presque tous les tunnels de New York) et que le seul chemin était celui-là.

Au passage, rien de tel que de regarder au dehors et de voir défiler des tours et encore des tours mais d’habitations cette fois-ci. Certaines juste au-dessus de nous. Un peu comme vivre sur le périf de Paris.

Pour finir, notre chauffeur fonçant sur ce boulevard en zigzaguant entre les voitures tout en longeant l’East River a déposé mon co-voyageur (qui m’a remis 10 USD pour sa part) et moi de mon côté quelques minutes après. La surprise fut le prix. Le chauffeur n’avait pas précisé qu’il y avait la taxe du pont à payer en plus, donc petite facture à 40 USD (pourboire inclut). Si j’avais su, j’aurais réclamé 20 et non 10 à l’autre. Tant pis. Je suis chez moi, bien au chaud et non pas en train de trainer dans les rues à la recherche d’un logis (sous la pluie, traînant une valise, sans parapluie. Vous imaginez le tableau?). En effet, certains passagers ont dû se mettre à chercher un hôtel pour cette nuit car une compensation logement n’était pas prévue pour nous.

En regardant les news, juste à l’instant, je viens de voir des images du tunnel. En effet, sous l’eau et question retards des vols, entre 3 et 4 heures selon les aéroports. On va se dire, que tout n’est pas si terrible.

J’ai averti le B&B, qui très sympa, s’est inquiété de savoir si je savais où dormir ici. Toujours surprenant les québécois !

J’espère envoyer demain un sms à Sofia confirmant que je me trouve bel et bien à Montréal et non pas à nouveau en chemin pour mon appartement…

Je constate aussi que j’ai jusqu’à présent eu raison de ne pas choisir d’aller en Floride; une nouvelle tempête tropicale (du petit nom de FAY) devrait toucher les côtes d’ici lundi.

Je vous mets quelques photos prises à midi (il faisait GRAND beau) et surtout une de l’Empire State Building. Après SOHO, je mentionnais le regarder sous les jeux de lumières ou dans la brume ; là vous avez les deux !

Ces limos peuvent en réalité être louées, il suffit de demander à un chauffeur si elle est disponible, ya pas que les stars qui circulent donc à longueur de journée dans Manhattan.



Toujours sur Broadway mais vers mon travail. Toujours le même mélange de panneaux

Malgré les nouveaux bâtiments, même dans ce quartier pas mal d'anciens subsistent et présentes de jolies façades


Tunnel urbain. Il y en a une quantité incroyable en ville, presque dans chaque rue

On retrouve parfois de belles barrières ouvragées

A côté d'une église, une tourelle qui semble perdue au milieu du gigantisme présent autour.


Les panneaux du métro sont.. mmmh. toujours très explicites. Il y a intérêt à connaître sa géographie locale

Un des bâtiment de ma banque. Je suis dans le "petit" à gauche. L'autre c'est le "grand" avec 28 étages

Tout est démesuré ici, même les affiches de cinéma

Et l'Empire, lumineux et dans les nuages. Malgré la pause un peu longue à cause du manque de lumière, on voit bien le passage des nuages sur la pointe

Avant le départ

Bon, me voilà tranquillement en train de me préparer pour ce week end québecois. Je me réjouis de revoir la ville, de faire des sorties, de prendre beaucoup de photos surtout. La dernière fois, je suis resté un peu sur ma faim, manque de temps, un peu en stress pour tout faire. Là, surtout demain, si le temps le permet, je vais partir dans ces ruelles du vieux Montréal et m'amuser un peu. Surtout qu'après un peu plus d'un mois, je commence à saisir les subtilités de mon appareil. C'est pas comme prendre un mini-machin-truc-pocket qui fait tout sur un seul clic, il faut parfois prendre son temps pour saisir une bonne image.

Je pense ne pas trop donner ou carrément ne pas donner de nouvelles jusqu'à mon retour. Sur place c'est malgré tout un peu la galère pour trouver un café internet qui ait une bonne connexion et je veux pas prendre mon portable juste pour pouvoir me brancher sur le Wifi du voisin et écrire ;-) De toute manière, je ne suis que trois jours loin, dans une ville moderne et non dans un village perdu dans la montagne en plein hiver.
Le grand départ c'est dans.. oups.. déjà dans deux semaines... Faut que je commence à stresser avec les préparatifs.. Je sais toujours pas comment faire les 1000 kms Calgary-Vancouver et les nouveaux 1000 kms Vancouver-Yellowstone ;-) Le bus ? mouais.. pas trop mon truc. Faut que je regarde pour d'autres options...

A+

jeudi 14 août 2008

Pluie

Vous vous plaignez de la pluie ?? Bein ici c'est un orage tropical l'un après l'autre et sortir du travail sans parapluie face à ça... Juste attendre.. Cela n'empêche pas les plus courageux de marcher trempés jusqu'aux chaussettes ou culottes et d'arpenter les rues ;-)
Pour ceux qui arrivent, le film peut normalement être viré sur la droite sinon ce sera la tête. J'ai essayé d'enregister une version plus facile à voir mais sans succès. Alexis, aide moi stp !



mercredi 13 août 2008

Retour dans SOHO

Après ma première visite samedi passé, je me suis dit, je vais faire mon tour photo-shopping un jour de semaine. Au moins, remplir la soirée d'une autre manière.
A la base je voulais y aller seul, mais un employé temporaire dans notre groupe, d'origine albanaise, arrivé il y a dix ans ici et à la recherche d'un emploi en Suisse dans la banque (alors si quelqu'un a entendu parler d'une place à disposition pour un expert en IB... ), s'est proposé pour m'accompagner.
Je fais une parenthèse à son propos.
Au début, il me donnait l'impression d'être un peu, j'arrive et j'écrase tout sur mon chemin. Un jour, pendant ma pause clope, il est sorti du bâtiment et est venu vers moi. En parlant avec lui j'ai découvert qu'en plus de l'albanais et de l'anglais, il parle encore assez bien le français et très bien l'italien. Ca me change des autres monolinguistes... Il travaille depuis dix ans dans des domaines de la banque qu'ici ne diraient pas grand chose à grand monde, mais bon. Quelqu'un surtout de curieux sur nous.. ça arrive... et au fur et à mesure de notre discussion, il m'a sorti qu'il voudrait partir à l'étranger et si possible y travailler. C'est pas le contraire normalement ? Bon, au passage j'ai du revoir son CV, le rafraîchir et surtout lui conseiller la photo dans son dossier.. Question de savoir à qui on a à faire.


Enfin. Après le travail, nous sommes donc partis vers SOHO avec ce cher métro, ligne verte, heure de pointe.. bon enfin, toujours la même expérience suffoco-glaciale c'est selon si on se trouve sur le quai ou dans la rame.

En parcourant les différentes rues et ruelles, je réalisais que j'y étais déjà passé, mais bien sûr sans guide, donc sans la moindre idée d'où je me trouvais à ce moment là. Maintenant que j'ai guide, plan et gentiment une bien meilleure idée des différents quartiers de la ville, la scéance photos souvenirs prend une autre dimention.

Cette fois-ci, je voulais me concentrer moins sur les photos tape à l'oeil, mais plus sur ces détails qui parfois m'ont plus, mais que pour une raison inconnue, j'ai laissé de côté.
Après la remarque entendue la semaine dernière, comme quoi, rien n'empêchait de mettre autre chose que du touristique ou du "amazing" (comme sait si bien le dire une de mes collègue pour chaque chose qu'elle fait ou voit) sur ce blog. Alors, voilà, ya de tout, du kitsch, la première surtout, du touristique, du je sais pas quoi, enfin. Les photos ne sont pas forcèment compréhensibles au premier coup d'oeil, mais je tente, je me rends compte que j'ai perdu l'habitude, de saisir autre chose que du fabuleux et flamboyant.

Juste pour expliquer le pourquoi du comment: en arrivant, j'avais surtout en tête quelques tours, la Statue, le Brooklyn Bridge, le reste plus ou moins flou au milieu des images vues dans les films, reportages et internet. Alors évidement les premiers jours je me suis mis à chercher ces endroits et surtout tenter de voir quelles impressions je pouvais en ressortir.
Avec le temps, on s'y fait tous, voir tous les matins, parfois midis et tous les soirs l'Empire State Building n'a plus l'effet des premiers jours. Normal. Bon, je regarde malgré tout la tour surtout le soir pour voir le jeu des lumières ou un jour de pluie pour la voir disparaître à moitié dans les nuages.
Passées ces premières impressions, je me suis remis à rechercher ce qui pourrait attirer mon regard autour de moi, à hauteur d'homme comme je l'ai mentionné après mon tour dans Brooklyn. C'est vrai que les montagnes de détritus et les vapeurs sortant des bouches d'égouts ne sont pas toujours ce qu'il y a de plus intéressant, mais en fait si. C'est qui m'entoure au quotidien. New York ne ressemble pas aux rues de Naples il y a quelques mois, mais un peu malgré tout le soir de ramassage (il n'y pas de beines à ordures ici).
A force de tourner en ville, on commence à la saisir et à comprendre ce qui peut pousser des millions d'habitants à y vivre malgré tous les défauts d'une grande ville, ville pas forcément très soignée par ses autorités (non je ne repars pas pour une nouvelle analyse machine à laver) mais qui offre tout ce qui est nécessaire pour une vie dite "normale".
Alors voilà, en partant à la recherche des détails, on découvre que cela peut avoir son charme une rue défoncée, un bâtiment abandonné, des tags absolument partout, un métro parfois sordide.. C'est l'autre New York enfin, rien d'autre ;-)

La star nationale. Je le préfère raquette à la main qu'en serveur


Ces escaliers que j'aime. Il y en partout, à toutes les sauces, donc vous en aurez à toutes les sauces également

SOHO est encore un quartier (mais pas le seul) qui a encore des pavés. Non, la plage n'est pas juste derrière


Bien qu'étant prévues comme sortie de secours, les échelles des immeubles sont malgré tout ornées, ciselées.. bon enfin, vous comprenez.. C'est pas juste une échelle.


Une rue, tranquille à cette heure-ci mais à droite et à gauche vous trouverez des galleries d'art. C'est aussi ici que mon collègue de travail m'a fait découvrir un bar, minuscule et aux couleurs espagnoles. Pas trop plein, donc agréable. Ca m'a fait bizarre d'entendre de l'espagnol d'Espagne en ce lieu et en plus bien parlé, avec l'accent. Olé !





Le bâtiment en lui même est intéressent, l'échelle encore plus, juste question de regarder vers le haut



La photo est pas géniale, mais je voulais juste montrer depuis quelle hauteur, les derniers habitants devraient fuir en cas d'incendie. Vivement l'arrivée des pompiers

Il s'agit en fait d'une boîte aux lettres mais comme tout ce qui peut se trouver sur cette Avenue (Broadway), les tags et autres ont gentiment remplacé la couleur d'origine


J'aime bien cet enchevêtrement de panneaux dans tous les sens. Cela me fait rappeler l'Irlande

Comme dans les films !




Les murs sont aussi très artistiques, façon de parler


Ce bâtiment a l'air à l'abandon, vu l'état des fenêtres. Un peu retapé, il serait pas mal



En continuant Broadway vers le sud, on arrive sur Canal Street, quartier chinois, la preuve ci-dessous

On continu avec les échelles..



Encore un autre bâtiment à l'abandon, mais étrangement les fenêtres ont été condamnées avec des motifs côté rue. J'ignore pourquoi mais cela donne une petite touche artistique au reste de l'immeuble un peu lugubre



Une rue parmi tant d'autres portant un nom francophone





Parfois, ou même souvent, on se retrouve longeant un bâtiment avec ces typiques colonnes. Mais en fait c'est juste un magasin de fringues

Cadavre devant mon immeuble. En l'espace de quelques jours la moitié a disparu. A quant ce qui reste ?


Peu avant de nous séparer, mon collègue m'a dit qu'il fallait absolument que je vienne découvrir son quartier, que l'ambiance y était géniale, etc.. etc.. Il vit dans le Bronx je précise. Donc avec avec toutes les images du quartier qu'on peut avoir, je trouve intéressant d'en avoir justement une autre. La date est pas encore fixée mais cela viendra !

En rentrant en métro, je me suis dit qu'un jour, je vais me faire un petit trip "noirceur" de la ville ou comment le métro peut ressembler au royaume d'Hadès. Je sais pas encore comment je vais m'y prendre, mais à force de circuler dans les bouches de l'enfer, je me suis dit, on va malgré tout essayer de lui donner vie.. à ma manière avec les ombres des pendulaires en plus..

mardi 12 août 2008

Analyse machine à laver

Entre deux allers et retours pour faire mes lessives (et oui ma femme de ménage fait des miracles toutes les deux semaines chez moi mais je suis encore astreint à cette corvée on ne peut plus gratifiante) je me suis mis à réfléchir sur cette société dans laquelle je suis tombé il y a maintenant un peu plus de deux mois.

Il y a un peu plus d’un mois je donnais mes premières impressions sur la ville, le travail, les gens. Les semaines passent et je ne peux pas vraiment changer mon opinion.

Bien sur, je commence à accepter de ne pas entendre un mot dans l’ascenseur, de boire mon café toujours aussi dégueux à longueur de journée, de voir mes collègues scotchés sur leur écran, une fourchette dans la main et le plateau repas dans l’autre pour la pause de midi, de voir que la différence de statut social même au bureau existe, de voir à quel point les employés dans les supermarchés ou le métro ont l’air triste et ennuyés de la vie à en mourir, de me faire refuser une course par un chauffeur de taxi car pas à son goût (paraît que les chauffeurs genevois font pareil..), de constater que les nouvelles se limitent à ce qui peut se passer dans le pays voire dans la ville, de réaliser à quel point l’écologie est encore un mot inconnu au bataillon absolument partout, de supporter les odeurs dans la rue et le métro (bon Paris est pas mal aussi parfois..), de devoir prendre du papier pour tenir la poignée de la porte des toilettes car les gens semblent ne pas connaître les mots savon et eau après les besoins (au travail svp..), d’accepter qu’une chaîne de télévision ait empêché toute mention des jeux jusqu’à sa propre diffusion pour des questions de droits achetés à prix fort, enfin pleins de petits détails qui font que la vie dans la grande pomme ressemble à une remise en question de toutes mes valeurs apprises de l’autre côté de l’océan.

Quelles raisons ont bien pu pousser une société urbaine comme celle de New York à devenir aussi peu…. développée voire communicative? On dit qu’ailleurs c’est différent, je veux bien le croire mais je l’ai pas encore découvert (ah oui sur Fire Island), cela sera sûrement le cas dès que je serai prêt à payer 200 USD pour Boston (qu'on dit plus "heureuse") ou Washington D.C…

Au Canada, j’ai été surpris de découvrir des gens accueillants, souriants (même dans les lieux dit à la chaine comme un Mac ou la tour CN), curieux, enfin des humains quoi !

Il y a bien les gardiens de mon immeuble qui sont toujours accueillants et que j’ai plaisir à saluer matin et soir et mes serveuses du café du travail qui étant latinos me disent à chaque fois « hola mi amor », « gracias mi amor » « como estas mi amor » « hasta luego chico ». Enfin, un minimum de civilité… Bon le mot « amor » à chaque fois me fait presque rire mais je m’y mets aussi. Au moins pas de risque avec des latinos d’être accusé d’harcèlement sexuel !

Du travail en lui-même, pour des questions de directives, je ne peux en parler, mais la différence entre ses murs et ce qui se trouve au dehors ne diffère pas vraiment.

Pourquoi dans des pays connus pour être pauvres, la joie de vivre semble parfois plus présente que dans une société dite « développée ». A mon avis, juste une définition économique mais non sociale. Si on devait classifier selon cette dernière mesure, je me sens dans un pays plus riche en étant au Mexique, en Argentine ou au Chili (bon vous direz logique je suis aussi latino), mais la langue ne fait pas tout. C’est aussi peut-être ce qui est souvent dit, aussi par mes amis qui ont voyagé ailleurs, en Afrique, en Asie dans des régions réputées pour pauvres à très pauvres mais où l’accueil est un mot d’ordre, où le sourire existe.

Je constate à quel point les gens peuvent sembler tristes. Dommage. L’argent ne fait en effet pas toujours le bonheur.

Bon voilà une analyse qui vaut ce qu’elle vaut. Juste besoin de le sortir.

Mais pas de soucis, je n’ai pas perdu mon sourire, je continue à me dire qu’il s’agit d’une expérience qui me marquera, c’est sûr.


Jeudi dernier lors de la soirée avec Nath


Je profite surtout de la Night Life new yorkaise qui vaut le détour. Si je ne m’écoutais pas, je sortirais tous les soirs, mais là il me faudrait me trainer au travail le matin et me mettre des allumettes pour garder les yeux ouverts. Donc je me limite aux Week Ends et petites exceptions, parfois les dimanches (c’est le meilleur jour de la semaine pour sortir) et les French Afterworks bimensuelles ;-)

L’autre activité que je pratique toujours avec plaisir, c’est le shopping. Question carte de crédit, elle fait mal, mais je m’en fous. Je me fais plaisir à chaque fois.

Sinon, je me suis mis à planifier mon voyage à fin août, j’ai prévu un voyage un peu fou, 4000 kms dans l’Ouest canadien et américain. Mon départ sera Calgary, puis Vancouver, Yellowstone et après direction le Grand Canyon, vallée de la mort et après en route vers le nord jusqu’à San Francisco. Je sais juste que j’ai mon vol aller et mon vol retour. Au milieu se sera au bonheur la chance, au jour le jour, selon mon envie, ma fatigue et le temps bien sur. Je veux surtout me concentrer sur les parcs qui sont réputés pour être faaantastiques.

Ce Week End je fais un saut de trois jours à Montréal. La ville m’a comme qui dirait.. appelé ?

Et sinon, après des semaines de canicule, j’ai froid avec juste 22 degrés au milieu de la journée et des pluies démentielles trois fois par jour. Je me retrouve à porter une veste et à être mort de froid… Et oui, on s’habitue. Bon, les températures doivent remonter et on va de nouveau atteindre un agréable 30.. et moi qui réclamais à cause de la chaleur, là je la regrette franchement. ;-)

samedi 9 août 2008

Brooklyn, Dumbo, Bridge, Soho

Grâce à Nath, que je dois chaleureusement remercier ici, je dispose enfin d’un guide qui me comprend (ou que je comprends), enfin simplement le routard sur New York. Ce n’est pas que je n’ai pas de guide, j’en ai reçu un avant de partir, mais celui-ci est un peu trop, tout est beau, fantastique et facile et le tout en anglais (pas de soucis, cela fait longtemps que je n’ai pas besoin de traducteur).

J’avais simplement besoin d’un guide qui puisse franchement me dire ce qui est à faire, ce qui est à éviter et qui s’approche de ma façon de visiter. C’est donc appareil dans une main et guide dans l’autre que je suis parti visiter cette ville ; temps parfait pour visiter, un petit 25, quelques nuages dans le ciel, loin des 35 d’il y a deux semaines.

Même après deux mois, il me reste je ne sais combien de quartiers, musées, monuments et autres à visiter. C’est assez fou en fait. Une même rue semble bien terne la journée et prend un tout autre aspect au coucher ou la nuit ou l’inverse.

Je me suis donc décidé de sortir de Manhattan et d’aller enfin dans Brooklyn. Vous direz, attendre deux mois pour y aller ? Bein, au travail lorsque j’ai posé la question, on m’a sorti qu’à part le musée local et le grand parc il n’y avait rien à voir ou à faire. Et bien, grave erreur. Une version du routard en anglais serait idéale, version que je distribuerai volontiers au travail.

Je précise que Brooklyn est un Boro avec juste 2,5 millions d’habitants, ce n’est pas comme juste décider d’aller visiter les Pâquis une après-midi d’été.

Après une petite demi-heure de métro (oui NY est très grand), je suis sorti à Clark Street, totalement au pif, ne sachant absolument rien de l’endroit. La seule chose faite jusqu’à lors, c’était d’avoir regardé sur maps.google les images des rues.

Sortant du métro je me suis retrouvé tout simplement ailleurs. Des ruelles d’un calme bienvenu, bordées d’arbres et surtout aux maisons à l’architecture chaleureuse. Routard en main, j’ai appris que ce quartier a été rénové et a échappé aux destructions habituelles ici.

Il s’agit d’un quartier au bord de l’East River, les rues portent des noms de fruits (donnés par une habitante du quartier) et qui se fait appareil à la main et non plus cette fois-ci le nez vers le ciel mais au contraire à hauteur d’homme.

Une promenade le bordant permet de voir le sud de Manhattan et le Brooklyn Bridge. Le détour en vaut la peine, à part la Highway qui passe juste en dessous et qui fait que le bruit des voitures ne permet pas vraiment un moment relax face aux tours.

Après, toujours sur les conseils du Routard, je suis allé vers Dumbo, abréviation de Down Under the Manhattan Bridge Overpass. Ce quartier est situé entre les deux rampes d’accès aux ponts de Manhattan et de Brooklyn. Il s’agit d’un quartier d’entrepôts qui a été rénové. A présent, c’est hôtels et restaurant chics qui s’y trouvent, mais certains vieux bâtiments à moitié détruits subsistent.

Au bord de l’East River un parc a été créé. Malheureusement question calme il faudra chercher ailleurs. D’un côté le métro sur le Manhattan Bridge, d’un autre la circulation sur le Brooklyn Bridge, d’un autre les hélicoptères au dessus et les bateaux sur l’eau font que ce lieu est en fait assourdissant. J’ai malgré tout pris quelques photos, très touristiques, mais pas toujours.. J'ai surtout évité de prendre un apéro de mariage qui avait justement lieu dans ce parc.

Après il s’agissait de revenir sur Manhattan et quoi de mieux que d’arpenter le Brooklyn Bridge ? Le début facile et encore tranquille mais au fur et à mesure que j’arrivais vers le milieu du pont, la foule devint franchement hallucinante. Question balade de santé il faudra y repenser. Je me suis demandé comment certains pouvaient faire leur footing dessus.

D’une part, en dessous le passage incessant des voitures et d’autre part, sur le chemin pour piétons, des touristes en nombre.. Au passage, français, italien et espagnol furent les langues que je n’ai pas cessées d’entendre. Serait-ce à cause de l’Euro face au Dollars ? C’est l’impression que j’ai eu. Prendre une photo calmement tient du miracle, mais j’ai réussi à obtenir quelques effets à mon goût.

Après une demi-heure de marche me voilà de retour sur mon île. Je suis parti sous les arches du City Hall, bâtiment monumental mais à première vue peu visité.

Je me suis arrêté sur une terrasse pour reprendre des forces et à côté de moi, deux québécois installés m’ont interpellé, je pense parce que je lisais mon routard, pour me demander si je savais dans quel quartier nous nous trouvions. L’accent du Québec est toujours une découverte et le leur était franchement très marqué ;-)

Nous nous trouvions au sud de Soho, au nord du quartier financier pour ceux qui voudraient le savoir. Après quelques échanges de commentaires touristiques, je suis parti via West Broadway pour remonter sur Soho. J’avais déjà entendu parler du quartier mais même mon collègue de Chinatown (plus où moins à côté) m’avait simplement dit que le quartier avait quelques boutiques et bars, mais rien de bien de particulier à voir. Et bien, il va falloir que je l’embarque pour lui montrer à quoi ressemble le quartier. Ok, il y a des boutiques partout, des bars, des caves à vin et restos chaque dix mètres, mais le quartier est surtout un îlot architectural au milieu du gigantisme présent ailleurs.

J’ai pris plaisir à voir ces petits immeubles, tous ayant leurs fameux escaliers extérieurs. C'est là que je me suis à nouveau rendu compte que le métro est très pratique, mais qu'il vous fait manquer des quartiers à découvrir. Il faut juste ne pas avoir peur d'avoir (très) mal aux pieds après une balade en ville.

Au passage j’ai trouvé le magasin Apple mais j’étais franchement trop fatigué pour aller voir les dernières nouveautés et de toute manière ma carte de crédit était restée à la maison (heureusement peut-être). Je vais devoir y retourner juste pour ressentir l’ambiance du quartier, faire mon shopping et prendre beaucoup de photos !

Le retour cette fois-ci s’est bien passé. Je commence à saisir ce foutu système de métro locaux et express. ;-)

Retour à la maison pleins d’images dans la tête mais, regarder les news, fâcheux de découvrir que le Caucase s’embrase à nouveau. Quid de la trêve olympique ?

Il y a beaucoup de photos, mais elles m’ont inspiré.

Petite ruelle dans Brooklyn












Une arche faite d'arbres qui donnent l'impression d'être dans une petite ville et non plus dans NY



Chaque porte comporte des détails intéressants

Parfois entre deux maisons, un jardinet, une arrière cour, un passage secret, restes d'un autre temps














Les restes d'un entrepôt, utilisés ce jour là pour un mariage





Anciens restes du port d'attache
La nature sait toujours reprendre son droit


Départ de la traversée












City Hall

La banque des immigrants. J'en ai découvert l'origine dans le musée de la ville de New York










D'un côté des tours

De l'autre Soho