Me revoilà après quelques jours de silence… Avec Daniel dans les parages, difficile de rester à la maison le soir ;-)
Lui, il est arrivé le week-end dernier mais comme j’étais à Montréal, c’est seulement à partir de mardi qu’on a pu se voir. Se furent mardi, mercredi et jeudi à sortir, au passage en découvrant des restos sympas (que j’aurais jamais fait seul) et aller encore boire un verre après. Pas de grosses soirées en fait, mais comme je me suis couché tous les soirs après 2heures du matin, les réveils furent très (très) difficiles cette semaine.
J’avais aussi rencontré des espagnols à Montréal qui m’avaient dit qu’ils viendraient passer quelques jours à NY. Comme la semaine d’hôtel leur aurait couté dans les 1100 USD je leur avais proposé de les accueillir s’ils le voulaient. Mardi matin donc, je reçois un email où ils me demandent si je peux les recevoir au moins pendant la semaine. J’ai bien sur dit oui.
Ils sont venus..en voiture depuis Montréal, alors le trajet, douane incluse, environ 8 heures...Pour ceux qui auraient envie de faire le trajet. Prenez note.
Mercredi soir, ils sont arrivés du genre passé minuit, le temps d’installer le lit, donner quelques conseils pour le visites, ça a très rapidement fait 3heures du matin.. Jeudi, j’ai cru mourir en me levant. J’aurais donné n’importe quoi pour continuer à dormir.. quitte à téléphoner pour me porter malade.
Ils avaient malgré tout réservé un hôtel pour le week-end mais payer 400 USD juste pour ne pas me déranger, j’ai trouvé un peu abusé et j’ai réussi à les convaincre d’annuler leur réservation et de rester ici les deux dernières nuits. De plus, j’avais prévu de rejoindre Daniel sur Fire Island le samedi alors l’appartement aurait de toute manière été vide.
Les deux ont bien sur le programme de la mort pour visiter l’essentiel en 5 jours.. pour ma part, je les ai accompagnés sur le Rockefeller Center, visite que j’avais prévue, mais que j’avais reportée jusqu’à présent. Vendredi, c’était déjà nuit, aucune attente et en 5 minutes on était en haut. La vue, est franchement pas mal, mais je crois qu'à force de voir les tours à longueur de journée, ya moins cette impression de voir quelque chose d’incroyable. Ca permet surtout de se rendre compte de la taille de la ville et à la limite juste de Manhattan qui est déjà assez grand.
Depuis en haut, les ponts comme Brooklyn ou Manhattan se perdent au milieu des lumières et les autres construits sur le même style, permettent surtout de situer les limites de la ville.
Après, on est parti sur la 3ème avenue car des amis avaient conseillé un resto servant soit-disant les meilleurs burgers. L'endroit a miraculeusement échappé aux destructions, c'est donc un petit immeuble de 2 étages, dans le style.. je sais pas en fait.. quelque chose comme construit au début du siècle dernier. L'intérieur a aussi gardé son style d'antan et particulièrement les toilettes. J'ai presque rigolé en les voyant avec des portes à battants et le plafond décoré avec des espèces de vitraux.
Question repas, oui je suis d'accord, c'est bon et ça change du BigMac, le tout pour un prix abordable.
Samedi matin, je suis reparti sur Fire Island pour rejoindre Daniel & Cie. Cette fois-ci je savais comment y arriver et surtout le temps nécessaire. C'est un peu long (3 heures pour 80 kms) mais ça en vaut le détour, l'océan Atlantique aussi. Comme cette île est relativement loin, c'est pas la cohue sur la plage comme en Espagne ou en Italie. On a la place et beaucoup !!!
Passer du bruit des voitures, pompiers et flics au bruit des vagues, ça a son côté relaxant franchement bienvenu.
Sur l'île, les seules voitures sont celles des flics, sinon tout se fait à pied, dans une pinède où des maisons sont pour ainsi dire cachées entre les arbres.
Elles sont toutes construites sur l'idée des portes ouvertes. Il n'y a simplement pas de clé, pas de serrures, juste des portes pour empêcher les animaux de rentrer (c'est en fait une réserve naturelle).
La journée c'est aisé d'y circuler mais la nuit il faut prendre sa lampe de poche car il n'y a absolument aucune lumière le long des chemins. Comme j'en avais bien évidemment pas, pour reprendre le chemin du ferry, j'ai dû me guider aux lumières des maisons sur les côtés et au bruit des vagues sur ma gauche pour arriver à bon port.
Un truc que j'ai pas compris c'est que le dernier ferry le vendredi est à 00h30 et le samedi à 23h et pourtant les trains circulent 24h/24h pour aller sur New York... Pas très logique.
La traversée sous un ciel (enfin) étoilé et avec les lueurs de New York à l'ouest (malgré la distance on devine bien la ville) a son charme. C'est la deuxième partie du voyage qui est pesante. Une heure d'attente sur un quai, accompagné de tous les autres venus pour la journée, changer du genre à 1h30 du matin à Babylon (les noms ici sont parfois exotiques), pour arriver à Penn Station passé 2h30, ya de quoi décourager (dommage que les prix sur Fire Island soient prohibitifs - 300 USD au minimum par nuit)
En arrivant, au lieu de trouver une gare (souterraine) vide, c'est une multitude de fêtards que j'ai vu en train d'attendre, plus ou moins affalés sur le sol ;-). Pour ma part, j'ai pas eu le courage de continuer, c'est donc retour-maison que j'ai choisi.

Sinon, les espagnols sont toujours là, quelque part en train de visiter et si je regarde autour de moi, c'est un joli foutoir de fringues et de sacs (shopping oblige) qui trainent partout. En fait, j'aime bien, ça donne une impression de vie.. Seul, je peux pas vraiment faire trop de désordre.
J'ai proposé à Daniel de passer les prochains jours sur New York chez moi, comme ça, ça continuera sur la même lancé et cela sera plus facile pour s'organiser et partir en fiesta ;-)

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