mercredi 16 juillet 2008

En route vers Québec

Lundi 14 juillet, jour de fête en France, j'ai repris la voiture pour aller sur Québec, même si le temps me manquait, cela me semblait clair, je ne pouvais pas, ne pas me rendre dans cette ville qui fête en ce moment même 400 ans d'existence.


J'ai pris le temps avant de lire suffisamment sur la ville, son histoire, sa culture afin de ne pas sembler débarquer sans savoir vraiment où.

La route jusqu'à Trois-Rivières s'est limitée à l'autoroute pareille à celle venant de Toronto mais passé Trois-Rivières j'ai embranché sur le Chemin du Roy, chemin voulu par le roi de France il y a quelques siècles. La route ressemble à un retour dans le passé, des maisons surgies de je ne sais quel âge, des maisons mi-françaises mi-anglaises, difficile à dire, parfois on se croirait traverser un village de Bretagne puis plus loin en Grande-Bretagne voire en Irlande. La route borde le Saint-Laurent, très beau à voir.

Sur la route, j'ai vu un autostoppeur voulant aller à Québec. Je me suis arrêté. Ayant pratiqué le pouce pendant des années, presque comme un sport, je me suis dit, allé on va aider à son tour.

Il s'agissait d'un français de la banlieue sud de Paris, venu au Canada pour trois semaines, en route vers le nord pour voir les baleines, parti le jour d'avant depuis Montréal et allant sur Québec. On a bien parlé, de nos impressions du pays et de la langue.

Ca m'a fait bizarre de pouvoir à nouveau parler "français" sans devoir faire attention à mon accent et lui découvrait que notre français n’était pas si différent du sien ;-)

En parlant avec lui, et sachant qu'il partait un peu à l'aventure, à l'instar d'une bloggeuse perdue quelque part encore plus au nord d'un Fjord, cela m'a presque donné envie de redécouvrir ces moments sans but, juste l'envie de tout claquer et de partir à l'aventure et à la découverte du monde, sans besoins matériels particuliers. Juste le plaisir de vivre le moment présent.
Je me suis presque senti, très vieux, déjà habitué à un certain confort, comme la voiture pour faire ma route, l'hôtel ou le B&B au lieu de l'auberge de jeunesse, la valise au lieu du sac à dos et des fringues propres au lieu de celles portées des jours durant sans se laver.
Cela me rappelle mon voyage en Scandinavie qui avait été un voyage sac à dos, en train, à pied, pendant trois semaines, parfois loin de tout, juste la nature et nous et les moustiques, la douche dans un lac glacé et les fringues qui devaient sentir mais bon au bout d'un moment on ne sent plus rien.

Le fait d'avoir fait du pouce dans ma "jeunesse" m'a permis de pouvoir parler avec Félix sans me sentir décalé, sans me sentir matérialiste ou je ne sais quoi encore. Juste deux voyageurs sur des routes chargées d'histoire.

La route en elle-même nous a aidé à partager cette impression. Nous nous sommes arrêtés pour simplement admirer le fleuve, majestueux, nous perdre après un détour par des chemins au milieu de la forêt, devoir s'arrêter pour demander notre route à une autochtone que nous avons eu du mal à comprendre (en nous retenant de rire), nous arrêter sur un pont par dessus un torrent et autour juste la nature. On pourrait presque s'imaginer voir sortir un animal sauvage entre les arbres, mais s'il y en a eu, ils sont restés bien cachés.

Je l'ai déposé dans un petit village de carte postale, Neuville, les maisons plus belles les unes que les autres et moi je me suis dirigé sur la ville de Québec.


La ville ressemble dans son arrivée comme à Montréal au même délire Mécano d'autoroutes et d échangeurs suspendus et maintenus en place par la volonté du St-Esprit (non je ne deviens pas croyant pas de soucis) mais passé ce stade on arrive dans la ville, puis la vieille ville et c'est un retour dans le passé.

Delire à Québec

La ville ressemble à un musée à ciel ouvert, je pourrais comparer la ville à Carcassonne, dû aux fortifications qui l’entourent encore, son château super Kitch au milieu, mais aussi à ses centaines de boutiques "souvenirs du Québec" et ses milliers ou dizaines de milliers de touristes de toutes sortes.

La ville est absolument à refaire à un moment plus tranquille, voire le soir, lorsque les visiteurs auront quitté la ville et laissé celle-ci retrouver un certains calme et une certaine authenticité.

Ayant "perdu" beaucoup de temps pour y parvenir, je n'ai pu vraiment en profiter et bien vite il me fallut, presque à contre coeur, reprendre la route pour Montréal.
J'en ai malgré tout gardé une impression super positive et je pense y retourner, juste pour le Week-End, juste un saut dans le passé pour quelques jours, ceci je pense que cela ne va pas tarder, la meilleure saison étant bien sur l'automne et son été indien.

Le retour sur Montréal s'avéra être à nouveau 250 kms de route droite et encore droite mais quelque part heureusement, sinon j'aurai du m'arrêter dans un motel sur la route. Petit détail, les colons arrivés ici ont nommé les villes du nom de presque tous les saints existants, donc attention à ne pas se tromper entre sainte quelque chose et sainte autre chose. Je crois que je n'ai jamais vu autant de noms de saintes et saints en si peu de temps.. ;-)

En arrivant sur la ville bien sur je me suis trompé avec ces je ne sais combien d'autoroutes qui parcourent la ville, donc au résultat je me suis tapé la moitié de celle-ci par la route normale au lieu de pouvoir directement sortir au centre ville.

Mais cela ne faisait rien, j'avais pu pendant une nouvelle journée profiter de l'évasion que je me rends compte commençait franchement à me manquer. Va savoir, peut-être qu'un jour je vais reprendre mon sac à dos et tente et repartir à l'aventure dans une contrée perdue.....

Pour voir comme d'habitude toutes les photos, il suffit de cliquer ici


L'effet bleu est en réalité une erreur de ma part, j'ai oublié de changer le mode de mon appareil, mais l'effet est drôle

Un presbytère que j'ai découvert par hasard, lieu chargé d'histoire des premières familles arrivées ici.



Tout simplement le fleuve Saint-Laurent, majestueux.


Québec à l'honneur sur les murs du Consulat de France


Le château, kitsch à souhait mais bon à voir malgré tout

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