jeudi 24 juillet 2008
French Afterworks
L'autre par contre, ne se veut pas ni exclusive, ni lucrative, tout au contraire, tout le monde est la bienvenue, enfin ce qui correspond à mon style.
La soirée avait lieu au Bar 13, à côté de Union Square sur la 14ème.
L'endroit divisé en une terrasse, une salle de danse et une salle au rez, rien de spécial en soit, dehors on est entouré de bâtiments plus hauts qui vous dominent, chaleur et humidité en plus.
Les gens, un joli mixe de français et français et français, quelques américains, et bon jusqu'à nouvel avis un suisse perdu au milieu.
En fait, non. La langue permet les contacts et on se retrouve à saluer, parler, écouter au bout de quelques minutes. J'ai fais la connaissance de français qui en ont marre des français (!), des québécois, des bretons (attention on y tient), des touristes de passage.
Point important, rester loin des discussions professionnelles parce que sinon, cela tourne très vite au parcours oh combien fantastique de son interlocuteur, et je ne suis pas là pour commencer à sortir que je suis ceci et cela dans un des plus grands institut financier au monde..
Bien sur, cela ne pouvait pas manquer, la pluie a fait son apparition, donc les fumeurs seuls à être restés sur la terrasse se sont retrouvés comme des manchots empereurs sous le mini-toit à disposition.
Pour finir, merci la pluie, les blas blas démarrent encore plus vite, on ne voit pas passer le temps et soudain oups.. il faut malgré tout rentrer.
Sur la piste de danse la fête continuait de plus belle... moi j'ai repris Broadway pour rentrer chez moi (toujours bizarre de se dire, je dois prendre Broadway pour rentrer) profitant d'une pause pluviométrique.
La prochaine aura lieu dans un mois je crois :-)
mercredi 23 juillet 2008
Petit tour au sud de l'Ile
La fameuse île où les immigrants devaient passer avant de pouvoir fouler le sol américain
Cette place est la plus ancienne, à droite on devine le début de Broadway
Le fameux taureau impossible à prendre en photo sans personne, voyez ci-dessous et je me sentais pas prêt à prendre la pose comme tous les autres
Vue vers le haut/nord, tour à droite et à gauche, on se sent un peu dominé.
dimanche 20 juillet 2008
Dimanche culturel
Ayant situé le musée de la ville de New York j'y suis passé cette après-midi. Le musée présente une exposition sur les catholiques en ville, sur les élections américaines depuis leur début ainsi que diverses salles présentant l'architecture, la culture à Broadway, la décoration intérieure et autres. L'ensemble n'est pas franchement impressionnant. Je m'attendais à un peu plus d'images, de maquettes de la ville etc.
Mais bon, cela permet de se donner une idée de la ville. Ce qui m'a le plus intéressé fut un film qui relate le développement de la ville depuis sa fondation par les hollandais.
Intéressant de savoir pourquoi la ville s'est construite ainsi mais aussi des problèmes de toute grande ville, en particulier pendant les années 60-70 où certains quartiers s'enflammèrent littéralement.

Une maquette de la Nouvelle Amsterdam. Le mur au nord c'est l'actuelle Wall Street. J'en connais à présent l'origine. Si on regarde un plan de la ville de nos jours, cela correspond à une mini-portion.
Après le musée, je me suis dirigé vers Harlem qui ne se trouve pas trop loin. Circuler sur la rue Martin Luther King c'est se retrouver dans une rue remplie de vendeurs ambulants offrant leurs produits à prix cassés, des senteurs d'encens, des coiffeurs proposant les dernières coupes blacks, des boutiques vendant des tenues d'origines africaines (je connais pas le nom), passablement de gens pauvres, à nouveau une autre ville dans la ville.
La population est naturellement plutôt black et les seuls qui se trouvaient sur place étaient des touristes comme moi ainsi que ceux des fameux bus à deux étages pour visiter la ville qui s'arrêtaient parfois pour que les gens puissent prendre des photos. Une sorte de Zoo pour humains...
Je me suis arrêté dans un musée qui présente la culture black à Harlem. Disons qu'il s'agit d'une collection de photos prises dans le quartier (pas toujours très compréhensibles), des sculptures etc.. qui veulent présenter la culture à Harlem. Je ne suis pas forcément sorti avec de nouvelles impressions inoubliables. De l'art moderne sûrement.
J'ai aussi constaté que dans les stations de métro, la police est présente, ce qui n'est pas le cas dans d'autres stations. D'un côté cela peut rassurer mais de l'autre c'est à se demander quelle peut être l'ambiance parfois dans le quartier à certaines heures.
Le quartier est bien sur connu pour sa vie culturelle, sa musique etc.. mais c'est pas non plus celle qui me plait le plus, donc voilà, ma découverte s'arrêta là.
Prochaine visite culturelle, prochain week-end.
samedi 19 juillet 2008
Tourisme à New York
Chalazion ou pas, 36 degrés dehors ou pas, j'ai décidé d'aller visiter le haut de Manhattan, juste à 90 rues de la mienne. Je pensais y arriver en 20 minutes, et bien se furent 1h30 dans le métro parce que comme par hasard ma ligne ne s'arrêtait pas à ces arrêts pour causes de travaux qui n'étaient pas annoncés, donc ce furent des allers et retour dans le métro pour enfin arriver à destination...
J'avais décidé d'aller voir une des cathédrale de la ville, la surprise fut assez grande de se retrouver devant un bâtiment semblant sortir du Moyen-âge mais dont la construction a débuté il y a un peu plus de 100 ans.
Les chapelles sont en style gothique-anglais, normand, renaissance italienne, gothique-français, c'est un voyage à travers les églises d'Europe en un même lieu.
Une partie de l'Eglise a brûlé en 2001, donc la moitié de celle-ci est fermée avec des bâches et comme elle n'est pas totalement finie (la nef en partie, le chœur aussi), cela pourrait presque faire penser à ceux qui de vrai, il y a quelques siècles bâtirent les cathédrales en Europe.
Après cette visite spirituelle, je me suis promené dans le quartier. A la différence du mien, ici les rues sont vides, presque pas de voitures, peu de magasins, quelques restos et bars, mais aussi une propreté presque surprenante à New York, des fleurs plantées au pied des arbres. Une autre ville dans la ville.
Je suis enfin tombé sur une vraie pharmacie détenue par un latino et si ce n'était la distance je pourrais y retourner faire mon shopping en cas de pépin.
Après ce petit tour, j'ai traversé la partie nord de Central Park, avec au passage une balade dans le bois, sympa, cela m'a fait penser au Montroyal
puis continuant ma route traversé un mini jardin botanique, longé une lagune,
vue de jeunes mariés se faire prendre en photo dans un superbe parc puis j'ai longé le parc en suivant la 5ème. Le quartier n'a rien à voir avec le mien, les immeubles sont tous avec portier (qui se tiennent dehors à attendre dans la chaleur), avec un auvent comme dans les hôtels, la circulation "commerciale" est interdite, les gens sont assez clairement d'un autre niveau social...
J'ai découvert où se situe le musée de la ville de New York, malheureusement déjà fermé, ainsi que le musée Guggenheim. Je voulais prendre une photo mais la façade est en partie en restauration.
J'ai constaté aussi avec étonnement que malgré la chaleur plus qu'étouffante, les joggeurs ne manquaient pas, entre autre un dame passablement âgée mais à mon avis refaite à plusieurs reprises et particulièrement ses lèvres botoxées.. Le résultat, pas franchement probant ;-)
Après, reprise du métro et sortie à Central Station. Le Hall est impressionnant dans son style, le jeu des lumières etc..
En sortant, je voulais prendre la façade principale et c'est là que j'ai découvert qu'elle correspondait à une scène d'un film récemment vu (vous reconnaissez ? )
J'ai aussi pris le Chrysler Building. L'effet est voulu ;-)
Puis après reprenant mon chemin pour rentrer, j'ai vite constaté qu'étant revenu au centre ville, c'était aussi revenir à la foule, les voitures, ses vendeurs ambulants, ses poubelles archipleines et son bruit.
Grand contraste avec l'heure précédente et le calme du parc.
Il me reste maintenant à en faire la partie centrale mais cette fois-ci avec des vraies chaussures et pas des tongues...
vendredi 18 juillet 2008
Découverte du système hospitalier US
Ne sachant pas vraiment où aller, je suis passé au Bellevue Hospital qui se veut un des meilleurs hôpitaux de la place. Le lieu en soit semble moderne (entrée renovée) mais dans mon cas je devais passer par les urgences et là ça change. Salle glauque, heureusement peu de monde mais surtout un deux trois passages par le guichet, une fois pour se faire prendre le nom, après un premier check-in pour savoir la raison de ma venue et une troisième fois pour mes coordonnées. On vous demande un numéro d'assurance sociale US, j'en ai pas bien sur et toujours un numéro de téléphone. Alors allez expliquer que vous avez un statut de touriste et que de toute manière vous payez cash et que vous connaissez pas votre numéro de téléphone US semble chinois pour celui qui derrière sa vitre (d'ailleurs archi-dégueulasse avec des traces partout) doit suivre sa check-liste et qui plus est devait être indien (roux), donc pour comprendre son accent, bonjour la galère..
Et allez leur faire comprendre la différence entre le prénom et nom sur la carte d'identité suisse...
Après enfin passage dans les urgences mêmes, minuscules, des salles d'auscultation qui ressemblent à des boites d'allumettes. J'ai commencé à regarder autour de moi pour voir les mesures d'hygiènes prises. Cela laisse à désirer, je vous l'assure.
Pour finir, après une mini consultation et encore une heure d'attente on m'annonce que de toute manière on ne peut rien faire et que je dois aller dans une clinique...
Lorsque je demande et alors pour payer ? Je suis touriste. On me lève les bras au ciel.. Je ne sais pas encore si je recevrai une facture.
Direction pour la clinique des yeux de New York et me voilà parti pour un nouveau parcours du combattant dans un système... au secours...
Première file d'attente pour s'annoncer, de nouveau les mêmes questions mais cette fois on me demande une preuve de domicile aux USA, comme si je pouvais en avoir une. La nana au guichet en voulait une et en plus mon numéro d'assurance US. Pour finir après 5 minutes elle a accepté qu'étant touriste je ne pouvais avoir ni l'une ni l'autre. Je reçois au passage le petit facicule des droits des patients selon le code des hôpitaux new-yorkais. Une lecture indigeste sur mes droits sur 15 pages.
Passage à la salle d'attente... Vous avez tous vu Urgences. Bon ce n'est une salle d'attente avec des brancars partout, des infirmiers faisant du massage cardiaque à un blessé mais malgré tout une très grande salle, noire de monde en attente, avec des bandages, en chaises roulantes, certains mangeant ou téléphonant (strictement interdit partout).
Là, je me suis demandé, je suis tombé où ? J'ai failli rebroussé chemin. Pour finir, j'ai passé ma feuille au nouveau guichet et me suis mis à attendre.
Toutes les 5 minutes on entendait : Maria!, Pedro, Anna, Juan, José, etc.. que des noms hispaniques et c'est vrai qu'à part moi et deux autres nanas, nous étions les seuls qui n'étions ni blacks ni latino-mexicains. J'imagine qu'a part des gens de passage, le système public est surtout fréquenté par les gens aux conditions plus modestes...
Arrive mon tour mais ce n'est pas Rodrigo que j'entends, non le nom de famille de ma mère, car au guichet d'enregistrement c'est celui-ci qui avait été enregistré comme prénom (toujours le même problème de lecture de ma carte d'identité suisse).
Je suis amené par une infirmière dans une petite chambre, sombre, on me fait asseoir pour un pseudo contrôle de la vue, sans mes lunettes (je suis une taupe) et avec.
Arrive un type assez âgé qui au moment de se faire contrôler la vue, s'est mis à éructer sur la machine... et moi qui devait m'y installer.. Beurk.
L'infirmière a malgré tout mis des gants et s'est mise à nettoyer (et j'ai bien contrôlé qu'elle passait sa main partout) et après a jeté la serviette vers la boubelle en la ratant. En fait, cela devait être le dixième de la journée qui avait fini sa course sur le sol.
Après nouvelle attente, avec mon numéro, j'avais le 90 et le 68 venait de se faire appeler.. Je me suis dit, je suis parti pour deux heures d'attente mais en fait non, assez vite je suis passé dans une nouvelle salle d'attente avec cette fois-ci des vrais docteurs autour de moi. Cela m'a un peu rassuré car jusqu'à ce moment là, je me disais, je m'en fou je me casse de cet hôpital digne d'un village perdu dans la forêt ou dans je ne sais quel pays sous-dév....
Après enfin passage au contrôle, résultat, je dois le traiter manuellement puis revenir pour me le faire enlever d'un coup de scalpel...
J'ai insisté pour me le faire faire sur le moment mais en réalité cela n'a lieu que le mercredi et nous sommes vendredi.
J'ai aussi insisté pour avoir un certificat médical, chose qui a semblé étonnante à l'ophtalmo. J'ai du préciser que cela n'était pas de problème vu mon statut d'étranger ici, donc non pas sous système US.. Ma foi, il faut parfois tout expliquer de A à Z pour quelque chose de simple.
Après le passage du médecin chef, je suis ressorti les yeux voyant des étoiles et pupilles dilatées, donc le retour dans la rue fut comme se trouver les yeux ouverts face au soleil et en plus de cela avec 35 degrés dehors..
De retour chez moi, je me retrouve à devoir me soigner à la façon grand-mère. Je ne travaille normalement pas jusqu'à mercredi prochain.
jeudi 17 juillet 2008
Dernier jour au Canada
Le soir du lundi, n'ayant pas encore mangé après mon voyage depuis Québec je me suis arrêté dans un resto de la rue Ste Cathérine et hasard des choses, à côté des latinos et comme latinos.. des chiliens, un argentin et un cubain donc bien sur, la discussion a démarré assez vite, un moment agréable à partager à nouveau des impressions sur tout et rien. Entendre son "espagnol" si loin de la terre natale, toujours spécial. Ce fut une agréable soirée dans ce Montréal qui se laisse découvrir.
Mardi il me restait à visiter la tour que vous voyez ci-dessous ainsi que le vieux-Montréal, son hôtel de ville, une photo du Sheraton dans Chinatown, remarquez les toits.. enfin, une dernière journée à essayer de prendre le maximum d'impressions, de visions à garder en soi.
Le retour sur New York fut bien plus simple que prévu. L'aéroport malgré les critiques que j'ai entendues, super moderne, le passage de la douane US se passa sans problème. J'ai découvert que si je voyage moins de 30 jours au Canada, je ne dois pas déclarer mon départ, mais le douanier a été super sympa et je me suis retrouvé très vite à nouveau légalement aux USA tout en étant encore au Canada.
Le retour dans un avion à moitié plein s'est découlé sans nouvelles, l'arrivée à La Guardia rapide et 30 minutes après mon arrivée je me retrouvais devant ma tour.
Et bien voilà, après 1 mois et demi avec l'air conditionné et en ayant échappé jusqu'à ce jour à une crève d'été, me voilà un peu malade, je ne sais pas quoi, mais bon, je crois que le fait d'être en T-shirt et tongues dans l'avion ne fut pas la meilleure idée.
Trouver ici une vraie pharmacie est impossible, c'est soi une pharmacie qui fait supermarché soi un supermarché qui fait pharmacie et tout ce qui concerne grippe, rhume et autres est en vente libre, donc pour s'y retrouver entre des centaines de produits tous ressemblants, ne sachant pas lequel peut vraiment servir, pas génial.
Je regrette soudain mon pharmacien, un vrai, qui saura me conseiller. La pharmacopée ici est comme le reste, un outil de commerce donc bonne chance et aller dans un hôpital voire aller voir un médecin... je sais pas. Je sais pas pourquoi mais je fais pas trop confiance donc on va se limiter aux remèdes de grand-mère, thé chaud, beaucoup d'eau, un lit chaud et on attendra que cela passe, donc si quelqu'un vient, merci de m'avertir, je vais faire ma liste de médicaments parce que me taper une vraie grippe ou autre ici sans savoir quoi prendre, non merci...
Sinon en ce qui concerne mes impressions (j'écoute en écrivant les news sur RSR du matin grâce au décalage horaire et shakira chante... ), aujourd'hui retour à la vie de travailleur... dans le même calme qu'au départ, le midi dehors profitant d'un moment reposant en lisant un "Le Point" spécial écrit millénaires et le soir, le retour dans une foule allucinante..j'avais oublié cela.. très vite. Et aussi, j'oubliais... la chaleur et une nouvelle vague de chaleur qui arrive, cela me rappelle 2003, juste un 35 à 38 pour les prochains jours alors air-conditionné et crève... oups....
Mais cette semaine au Canada, me pousse à "fuir" les tours pour le Week-End et aller respirer de l'air non vicié, non puant et surtout non bruyant quelque part autour de la ville.
Mes autres impressions viendront.. j'en ai pas mal.....
mercredi 16 juillet 2008
En route vers Québec
J'ai pris le temps avant de lire suffisamment sur la ville, son histoire, sa culture afin de ne pas sembler débarquer sans savoir vraiment où.
La route jusqu'à Trois-Rivières s'est limitée à l'autoroute pareille à celle venant de Toronto mais passé Trois-Rivières j'ai embranché sur le Chemin du Roy, chemin voulu par le roi de France il y a quelques siècles. La route ressemble à un retour dans le passé, des maisons surgies de je ne sais quel âge, des maisons mi-françaises mi-anglaises, difficile à dire, parfois on se croirait traverser un village de Bretagne puis plus loin en Grande-Bretagne voire en Irlande. La route borde le Saint-Laurent, très beau à voir.
Sur la route, j'ai vu un autostoppeur voulant aller à Québec. Je me suis arrêté. Ayant pratiqué le pouce pendant des années, presque comme un sport, je me suis dit, allé on va aider à son tour.
Il s'agissait d'un français de la banlieue sud de Paris, venu au Canada pour trois semaines, en route vers le nord pour voir les baleines, parti le jour d'avant depuis Montréal et allant sur Québec. On a bien parlé, de nos impressions du pays et de la langue.
Ca m'a fait bizarre de pouvoir à nouveau parler "français" sans devoir faire attention à mon accent et lui découvrait que notre français n’était pas si différent du sien ;-)
En parlant avec lui, et sachant qu'il partait un peu à l'aventure, à l'instar d'une bloggeuse perdue quelque part encore plus au nord d'un Fjord, cela m'a presque donné envie de redécouvrir ces moments sans but, juste l'envie de tout claquer et de partir à l'aventure et à la découverte du monde, sans besoins matériels particuliers. Juste le plaisir de vivre le moment présent.
Je me suis presque senti, très vieux, déjà habitué à un certain confort, comme la voiture pour faire ma route, l'hôtel ou le B&B au lieu de l'auberge de jeunesse, la valise au lieu du sac à dos et des fringues propres au lieu de celles portées des jours durant sans se laver.
Cela me rappelle mon voyage en Scandinavie qui avait été un voyage sac à dos, en train, à pied, pendant trois semaines, parfois loin de tout, juste la nature et nous et les moustiques, la douche dans un lac glacé et les fringues qui devaient sentir mais bon au bout d'un moment on ne sent plus rien.
Le fait d'avoir fait du pouce dans ma "jeunesse" m'a permis de pouvoir parler avec Félix sans me sentir décalé, sans me sentir matérialiste ou je ne sais quoi encore. Juste deux voyageurs sur des routes chargées d'histoire.
La route en elle-même nous a aidé à partager cette impression. Nous nous sommes arrêtés pour simplement admirer le fleuve, majestueux, nous perdre après un détour par des chemins au milieu de la forêt, devoir s'arrêter pour demander notre route à une autochtone que nous avons eu du mal à comprendre (en nous retenant de rire), nous arrêter sur un pont par dessus un torrent et autour juste la nature. On pourrait presque s'imaginer voir sortir un animal sauvage entre les arbres, mais s'il y en a eu, ils sont restés bien cachés.
Je l'ai déposé dans un petit village de carte postale, Neuville, les maisons plus belles les unes que les autres et moi je me suis dirigé sur la ville de Québec.
La ville ressemble dans son arrivée comme à Montréal au même délire Mécano d'autoroutes et d échangeurs suspendus et maintenus en place par la volonté du St-Esprit (non je ne deviens pas croyant pas de soucis) mais passé ce stade on arrive dans la ville, puis la vieille ville et c'est un retour dans le passé.
La ville ressemble à un musée à ciel ouvert, je pourrais comparer la ville à Carcassonne, dû aux fortifications qui l’entourent encore, son château super Kitch au milieu, mais aussi à ses centaines de boutiques "souvenirs du Québec" et ses milliers ou dizaines de milliers de touristes de toutes sortes.
La ville est absolument à refaire à un moment plus tranquille, voire le soir, lorsque les visiteurs auront quitté la ville et laissé celle-ci retrouver un certains calme et une certaine authenticité.
Ayant "perdu" beaucoup de temps pour y parvenir, je n'ai pu vraiment en profiter et bien vite il me fallut, presque à contre coeur, reprendre la route pour Montréal.
J'en ai malgré tout gardé une impression super positive et je pense y retourner, juste pour le Week-End, juste un saut dans le passé pour quelques jours, ceci je pense que cela ne va pas tarder, la meilleure saison étant bien sur l'automne et son été indien.
Le retour sur Montréal s'avéra être à nouveau 250 kms de route droite et encore droite mais quelque part heureusement, sinon j'aurai du m'arrêter dans un motel sur la route. Petit détail, les colons arrivés ici ont nommé les villes du nom de presque tous les saints existants, donc attention à ne pas se tromper entre sainte quelque chose et sainte autre chose. Je crois que je n'ai jamais vu autant de noms de saintes et saints en si peu de temps.. ;-)
En arrivant sur la ville bien sur je me suis trompé avec ces je ne sais combien d'autoroutes qui parcourent la ville, donc au résultat je me suis tapé la moitié de celle-ci par la route normale au lieu de pouvoir directement sortir au centre ville.
Mais cela ne faisait rien, j'avais pu pendant une nouvelle journée profiter de l'évasion que je me rends compte commençait franchement à me manquer. Va savoir, peut-être qu'un jour je vais reprendre mon sac à dos et tente et repartir à l'aventure dans une contrée perdue.....
Pour voir comme d'habitude toutes les photos, il suffit de cliquer iciJour de pluie
Je ne voulais pas faire d'overdose en passant des heures dans un musée "intellectuel" sachant que pluie équivalait à foule.. Au biodôme, l'attente était de deux heures mais en allant vers la tour de Montréal juste à côté, je découvrais que le billet combiné me permettait de rentrer sans attente au biodôme.... Donc départ pour un rappel de bio-éco-géo...
Les autres salles présentaient la forêt laurentienne, le St-Laurent et sa faune et les régions polaires. Le tout intéressant mais la foule.. au secours... et bien sur, les gens ne voulaient prendre que des photos (avec flash pourtant INTERDIT) et ne lisaient pas les panneaux. Je devais être un oiseau rare à s'arrêter pour lire et disons rafraîchir mes connaissances.
J'ai trouvé utile de connaître un peu mieux la faune et flore de la région, l'importance du St-Laurent, les conséquences du réchauffement climatique sur l'écosystème. Bon, rien de bien nouveau, mais pour une fois concernant une région que je méconnaissais. En Suisse, les glaciers disparaîssent, ici les zones polaires sont menacées... Laisse toujours à réfléchir.
Après avoir fait mon tour "séquence nature", je suis retourné en ville, où la pluie ayant décidé de s'arrêter m'a permi de flâner simplement par la rue Sainte-Catherine, prendre le temps de ne rien faire, lire un magazine sur le Québec, m'intéresser à l'architecture, aux gens, à la langue (toujours une surprise renouvelée), se dire, que cela fait du bien les vacances et ne pas avoir d'horaires.
Cela me donnait parfois à réfléchir sur ce pays, qui étant si proche des USA est si différent. Comme quoi, rien n'est impossible. Des réflexions de ce genre, j'en ai eu souvent, mais au Canada ce fut comme un coup dans la gueule. Et oui, on peut être un pays axé sur l'économie et l'argent mais tout en sachant offrir à sa population une qualité de vie, une sécurité méritée. Ceux qui dominent le monde depuis Wall Street doivent avoir une autre vision du monde civilisé.
Des commentaires me viennent à l'esprit mais je suis encore en pleine période d'analyse. Je me manifesterai bientôt à ce propos.
La suite ? Québec !!!
Char, carrosse, présentement et breuvage
Samedi 12 juillet, découverte de la ville et de sa langue
En allant sur le Québec, je savais bien que je n'allais pas arriver dans une France transposée en Amérique. Je savais bien que les choses avaient changées depuis l’arrivée de Cartier.
Ce qui change et oui c'est la langue, au moins à l'écrit, on dirait presque.. ouf.. une pause... mais en fait, ce fut presque de courte durée. A peine arrivé et parti faire un tour en ville, je constatais que j'avais au début presque autant de difficulté à comprendre les gens qu'en arrivant à New York. C'est du français, soit, mais bien différent.
Bien entendu l'accent... Parfois surprenant telle est la différence avec nous. Je ne crois pas avoir entendu de pareil accent à part peut-être en Alsace ou dans certaines régions comme à Fribourg ou en Valais. Le plus surprenant est de constater que les mots d'origines anglaises sont prononcés avec cet accent (parking, party). Le mélange peut parfois faire sourire. Sans compter ces mots qui semblent sortis du moyen âge. Je savais qu'on disait "char" pour voiture, mais l'entendre "t'es avec ton char ? " Imaginez mon impression. Un char genre époque romaine avec des chevaux devant ? Sinon, en passant dans un Mac on me demande: vous désirez un breuvage? Je suis resté au début avec un point d'interrogation au dessus de ma tête. Breuvage pour boisson ? Si on m'avait proposé de l'hydromel, je crois que j'aurais presque été moins surpris. Drôle aussi d'entendre un père dire à sa fille : Tu veux retourner dans ton carrosse ? Ceci pour dire poussette... Cendrillon est dans les parages ? Et sinon bien sur le "mot" entendu partout : "présentement", que ce soit pour la météo, les annonces publicitaires : "nous engageons présentement" ou pour les propositions de menus du soir...
Au début, il faut vraiment se concentrer pour ne pas éclater de rire. Je ne veux pas faire mon arrogant mais entendre d'anciens mots ou alors dans un contexte si différent ne peut que faire sourire. J’ai aussi remarqué, que le « de » devant certains verbes a totalement disparu, même dans le journal «
Comme constaté par une bloggeuse dans les parages, les constructions de phrases sont parfois étranges, les « ne... pas » ne sont pas utilisés de la même manière, l'utilisation du "monter en haut" ou "descendre en bas" ne dérange personne et j'en passe. Et encore, je dirais qu’étant à Montréal le français utilisé peut encore être compréhensible mais par la suite, je constaterai que ce n'était rien.
J'ai aussi du parfois tendre l'oreille pour être sur que le type au natel parlait bel et bien français et non une langue sortie de je ne sais où.
En faisant les boutiques et simplement en me baladant dans les rues, je constatais que l’anglais reste une langue assez commune en ville. Les panneaux sont bilingues, les gens dans les magasins parlent les deux langues sans problème, sur les terrasses les serveurs jonglent avec, en somme, une ville francophone mais qui pourrait presque se comparer à une Bienne/Biel.
Ce que j’ai également constaté c’est que le fait de parler « français », peut parfois sembler arrogant, ou alors simplement passer pour hautain. Imaginez ma réaction après avoir demandé pour de l’eau minérale et qu’on me réponde : nous n’avons que de l’eau en fût. De l’eau en fût ? Oui de l’eau en fût ! Ah oui, de l’eau minérale donc ?
En fait, j’ai constaté que l’utilisation de mots qui normalement ne pourraient être combinés ne dérange absolument personne. C’est un autre français qui existe bel et bien et qui avec le temps aura peut-être sa place auprès de l’Académie française. D’ici là, il faut savoir jongler entre les deux, surtout pour nous qui sur place, ne sommes que des touristes francophones parmi d’autres.
Déjà que je constate avoir de plus en plus de peine à pouvoir parler correctement en français (sans compter l’écrit), que va-t-il m’arriver après six mois ? J’oublie l’allemand, mon français péclote, mon italien devient hésitant, l’espagnol qui étrangement ne veut pas se faire oublier… et l’anglais au milieu qui veut faire sa place.
Après ces analyses linguistiques, je pourrais simplement dire que la ville est agréable, malgré sa taille, car comme à Toronto, il suffit de s’éloigner un peu du centre pour retrouver le calme d’une petite ville.
Le samedi soir, feux d’artifices, et oui, toutes les deux semaines pendant le mois de juillet, du genre les feux de Genève sur un mois avec plusieurs pays participants. Ce soir là, le Portugal à l’honneur. J’avais acheté un billet pour les voir depuis les bords du Saint-Laurent mais lorsque j’ai constaté que le lieu se trouvait de l’autre côté du "petit" pont au-dessus du Saint-Laurent, pont fermé le soir, donc deux à trois kms à se faire pour y arriver sans compter le retour par la suite, j’ai préféré rester de mon côté de la rive et simplement m’approcher autant se faire que peu du fleuve. Les feux sympas, juste une demi-heure, musique en arrière fond, un beau final très bruyant évidement, mais je reste avec ceux de la ville du bout du lac ;-)
Tourisme à Montréal
Avec la voiture j'ai pu visiter un peu la ville, l'Ile en face qui est aussi un parc et une sortie pour les gens à vélo. Je suis également monté au Montroyal, oasis de verdure avec vue sur la ville, à faire. Le centre est un mélange de modernisme, shopping centre et de quartiers ayant gardés un certain style ancien et comme déjà dis, un mélange de France et Angleterre.
Rodrigo perdu dans la jungle du Montroyal
Centre financier de Montréal, modernisme et tradition religieuse
Shopping centre dans le RESO, juste 30kms à faire à pied sous terre...
Cherchez l'erreur.. lave auto à la main !!
Montréal depuis le Montroyal
Un château ? Non juste l'hôtel Dieu (hôpital)
La biosphère de Montréal
